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    Abbesses
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    Place de l'Abbaye jusqu'en 1867, date à laquelle elle prit le nom de la rue adjacente : la rue des Abbesses. Rue déjà présente à l'état de chemin sur le plan de Jouvin de Rochefort daté de 1672, son nom vient des abbesses logeant dans l'abbaye de Montmartre fondée par Louis le Gros, comprenez Louis VI, en 1134. L'ambiance devait être un peu moins détendue que maintenant.
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    Alfortville
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    Créée par la loi du 1er avril 1885, cette commune farceuse tient son nom du seigneur d'Hereford, devenu Hallefort puis Alfort. Située entre la ligne Paris-Lyon-Marseille et la Seine, la ville a littéralement été construite par ses habitants, pour beaucoup des cheminots et ouvriers qui voulaient profiter de l'autonomie d'avec Maisons-Alfort. Durement touchée par les crues, elle reste une ville solidaire et accueillante, où se sont installés nombre d'Arméniens fuyant le génocide.
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    Aligre
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    Le marquis Étienne-Jean-François-Charles d'Aligre était président à mortier du parlement de Paris (excusez du peu). Sauf qu'en fait avant de devenir une « commune libre » en 1955 c'était juste une partie de l'abbaye Saint-Antoine (comme le faubourg).
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    Alleray
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    « Alerium », nom donné au 13e siècle de la seigneurie du Moulin-au-Voyer, relevant elle-même de la baronnie de Mondoubleau, dans le Loir-et-Cher. D.F Angran d’Alleray, seigneur d’Alleray, fut condamné à mort en 1794 pour avoir envoyé de l’argent à ses enfants émigrés malgré les interdictions de l’État. Il n’ignorait rien de cette loi et répondit au juge qu’il « en connai[ssai]t une plus sacrée, c’est celle qui ordonne aux pères de nourrir leurs enfants ». J’Alleray pas dit mieux !
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    Amandiers
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    Ce n'était encore qu'un chemin sous le règne de Louis XIII, qui a pris son nom de la quantité d'amandiers plantés sur le terrain où fut ouverte la rue éponyme, au pied de Ménilmontant. Au n° 20 habitait et est mort Antoine Parmentier, en 1813 ; une avenue non loin a d'ailleurs été baptisée d'après le célèbre agronome. Le nom de « banane » a été donné récément par les jeunes du quartier, sans que l'on sache pourquoi. Des pommes de terre écrasées à la banane mystère, bon appétit bien sûr !
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    Amérique
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    Des carrières d'Amérique étaient extraites les pierres des immeubles des beaux quartiers. La légende dit même qu'elles servirent à bâtir la Maison Blanche à Washington. Un temps bidonville avant que les lilas ne décorent les villas de la Mouzaïa.
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    Arcueil
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    « Arculi » doit son nom aux arches du vénérable aqueduc romain aujourd’hui disparu, amenant les eaux de Rungis aux thermes de Cluny. Catherine de Médicis le fit reconstruire en 1631 pour alimenter son Luxembourg, puis Belgrand en 1870 pour le parc Montsouris. Ronsard, Satie, Raspail ou encore Jean-Paul Gaultier, tous ces grands noms y sont rattachés. Pas étonnant que tout le monde veuille s'approprier ces terres de villégiature. Sa devise : « Laissez-moi LaPlace », entendu dans le RER B. [par rafaelGranado]
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    Asnières
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    Le nom viendrait du latin asneria, « âne », plusieurs haras de la commune ayant contribué à la construction de l’Abbaye de Saint-Denis. Pas étonnant, du coup, que le premier cimetière pour animaux y ait été installé en 1899. Asnières est aussi en bord de Seine, et ses quais ont inspiré de très nombreux peintres, parmi lesquels Monet, Renoir ou encore Van Gogh, rien que ça ! À part Dagobert, qui mis juste son veston à l’envers. [par Lounis & TinkyTam]
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    Aubervilliers
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    Connu autrefois sous le nom de Notre-Dame-des-Vertues, toujours église de la ville, le village d’Albert est mentionné dès 1060. Le fort, construit en 1843 sur la route de Flandre, fait parti du doublement de l'enceinte de Thiers pour protéger Paris (ou mater une rébellion). Utilisé pour des expériences sur la radioactivité depuis les années 1920, certaines zones sont encore contaminées. Ce qui n'a pas empêché le célebrissime Bartabas de s'y installer en 1989 avec le cirque Zingaro.
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    Austerlitz
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    Jusqu'au 18e siècle, les terres constituant le quartier sont essentiellement des champs, des pâtures et des vignes. C'est en 1807 que le lieu-dit est renommé, en hommage à la bataille d'Austerlitz, se situant au niveau de l'actuelle rue Esquirol et de son pont. Au milieu du 19e siècle, avec la révolution industrielle, l'embarcadère d'Orléans est transformé en Gare d'Austerlitz. Inondée suite à la Crue de la Seine de 1910, le trafic y fut totalement interrompu pendant 10 jours. Sortez les bouées !
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    Auteuil
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    Le village d'Altogilum, soit « haute clairière », est mentionné pour la première fois vers l?an 600. Seigneurie de l?abbaye normande du Bec-Hellouin jusqu?en 1109, puis des abbés de Sainte-Geneviève (les mêmes que le Panthéon) jusqu?à la Révolution. Célèbre jusqu?au Danemark pour son vignoble, il devient un lieu de villégiature pour parisiens aisés. Car comme le disaient Les Inconnus : « Auteuil-Neuilly-Passy, c?est pas du gâteau, Auteuil-Neuilly-Passy, tel est notre ghetto »
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    Avron
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    Situé à une dizaine de kilomètres à l’est de Paris, le plateau d’Avron servit de carrière de gypse aux plâtriers de la région parisienne durant tout le deuxième millénaire de notre ère. Un château s’y dressa de 1450 à 1850, avant que l’endroit ne devienne un haut lieu de la défense de Paris face aux Prussiens en 1870. C’est peu après que la Grande Rue de Montreuil du 20e arrondissement menant au plateau prit son nom. Fallait-il vraiment en faire tout un plâtre ?
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    Bagneux
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    Du latin « balneolae », signifiant « petits bains », établis jadis par les Romains. D'illustres monuments parisiens comme la Madeleine, le Louvre, les ponts de l'Ile de la Cité et de l'Ile Saint-Louis, ont été bâtis avec les pierres des carrières de Bagneux. Aujourd'hui, celles-ci constituent le plus vaste réseau souterrain d'Île-de-France, et l'on y trouve de nombreuses sculptures cataphiles, et quelques spécialistes allumés. Ça vous dit un petit cache cache ? Attention, vous pourriez croiser Gollum…
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    Bagnolet
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    Son nom viendrait de balneolum (petite salle de bain), ou bannus, marge d’une juridiction qui donnera banlieue. En tout cas le village de Bagnolet apparait comme dépendance de Montreuil dès le haut Moyen Âge, autour de la rue Sadi Carnot, son ancienne Grande Rue. De son château, remplacé par le Novotel de Gallieni, ne reste que le Pavillon de l’Ermitage, coincé au pied du village de Charonne à l’intérieur de Paris. Depuis on a construit pleeeeein de tours pour les ouvriers de Moulinex. Youpi.
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    Bas Belleville
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    Belleville a très tôt regroupé cabarets et auberges où l'on déguste le guinget, vin de médiocre qualité mais très bon marché. Il ne reste rien de cette époque de plaisirs populaires sinon les noms de rue, comme les rues Ramponeau et Dénoyez, du nom de propriétaires de cabarets fameux. Et tout le monde il est beau et elles sont toutes belles, belles, belles comme la ville... Les rues de Paris, et comme les filles aussi. La disparition du guinget ne veut pas dire la disparition du vin gai.
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    Batignolles
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    Au Moyen Âge s’y trouvait une bastillole (petite maison de campagne) qui, passée au mixeur du temps, devint Batignolles et donna son nom à l’église, au hameau, au quartier, tout ça, lotis au 19e siècle. À cette époque il y avait “Le Groupe des Batignolles”, un crew d’artistes rassemblés autour d’Édouard Manet, qui avait sa piaule sur le boulevard. La SPIE Batignolles, fondée en 1846, a participé à la construction du Canal de Suez, du Tunnel sous la Manche et du TGV, entre autres petites choses.
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    Beaubourg
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    Le quartier porte le nom de l'ancien village du Beau-Bourg. La rue prit ce nom en 1851 lors de la réunification des tronçons internes de la rue de la Poterne et de l'enceinte Philippe Auguste. C'est aussi le nom de son édifice majeur, le Centre d'art Georges-Pompidou. Prenez le temps d'admirer l'horloge animée « Le Défenseur du temps » dans le quartier de l'Horloge, et faites un détour par le quartier de l'église dédiée à Merry de Paris, évêque du 8e siècle. Et comme disait Marilyn Monroe, Pom-pom-pidou !
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    Beaugrenelle
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    Tout le quartier émergea des anciennes usines en 1824, sous les coups de pioches de Jean-Léonard Violet (on ne se moque pas) et Alphonse Letellier, conseillers municipaux de Vaugirard qui donnèrent leur nom à des rues et des squares, parce que c'est swag. En 1960, c'est au bulldozer qu'on construisit le Front de Seine ; c'est moche mais à l'époque, on aurait pu y tourner Star Trek.
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    Bel-Air
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    « Now this is the story all about how, My life got flipped, turned upside down, And I'd like to take a minute, just sit right there, I'll tell you how I became the prince of a lieu-dit called Bel Air. » - Will Smith. En vrai un ancien lieu-dit absorbé par Paris.
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    Bercy
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    En l’an de grâce 4000 avant JiCé vivait ici une peuplade de chasséens, qui en manquaient probablement, de grâce (ils n’avaient pas l’eau courante). Mais maintenant tout va bien, ils ont pris une bonne douche, ont mis un costard et ont même l’Internet. Bon, en revanche, ils gèrent les finances de la France. C’est pas gagné.
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    Bibliothèque
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    L’ancien « quartier de la Gare » était rattaché à Ivry avant l’extension de Paris en 1860. Pauvre et délaissé par Haussmann, il se métamorphose avec la construction de la 5e plus grande bibliothèque du monde, voulue par Mitterand en 1996. Là-dedans, il y a 200 millions de livres répartis dans 4 tours en forme de livre géant. Chez les gens intelligents on appelle ça une métaphore. Perso, ça va être chaud de tout lire avant le bac alors on préfère aller boire dans les péniches.
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    Billancourt
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    Le Billa-cohors, soit « Jardin d’à-côté de Billa » en latin, apparaît dans les registres vers 1150. Dépendance d’Auteuil, qui est annexé par Paris en 1859, elle rejoint sa voisine Boulogne pour former une nouvelle ville. Là où s'étendaient les usines de la Régie Renault, il ne reste aujourd'hui que quelques façades, tel des décors de films. Désormais on joue à la pétanque sur les terrains du nouveau quartier du Trapèze, et on se balade dans le parc de l'Île Seguin, tout en s'ha'billant court'. [par Peeleep]
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    Bobigny
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    Balbinius fut un général romain qui fit construire sa villa dans l'ancienne forêt de Bondy. Le nom évolua en Balbiniacum, puis en Baubigny, et enfin en Bobigny au début du IVe siècle. C'est à « la Vache à l'Aise », l'un de ses lieux-dits, qu'une statue gauloise du IVe siècle y est découverte (la première en France). De sa gare, lors de la Seconde Guerre mondiale, 15 000 juifs seront déportés vers le camp d'Auschwitz. Je sais bien que tu l'adores - Bobigny Bobigny... (ou pas). [par Maclievre]
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    Bois de Boulogne
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    La forêt de Rouvray, mentionnée pour la première fois en 717, s'étendait autrefois de Versailles aux portes du Louvre. En 1319, Philippe le Long y fit construire l'église « Notre-Dame-de-Boulogne-la-Petite » en référence à la ville normande de Boulogne-sur-Mer, qui donnera son nom au bois. Véritable poumon de la capitale, il couvre une superficie de 2 fois Central Park et plus de 3 fois Hyde Park. Par contre attention où vous mettez les pieds, il n’y a pas que les escargots qui y sont hermaphrodites.
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    Bois de Vincennes
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    Terrain de chasse des rois de France depuis l’an mille, facile, Saint-Louis y rendait justice sous un chêne. Plus grand espace vert parisien avec ses 10km², il est presque 3 fois plus grand que Central Park à New York. De grands évènements mondiaux s’y sont déroulés, comme les jeux olympiques de 1900, et l’exposition universelle de 1931. 150 ans après, il est resté fidèle au projet de Napoléon III qui avait voulu donner « un vaste parc aux populations laborieuses de l'Est parisien ». [par Remi]
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    Bois-Colombes
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    Faisant partie du territoire de la commune de Colombes, cette région reste boisée jusqu'au milieu du XIXe siècle, où l'on dénombre jusqu'à 17 habitations. Il faut attendre 1896, et près de vingt ans de querelles, avant la création de cette commune, le maire d'Asnières de l'époque, M. H-G Fontaine, ayant déclaré avec ardeur « qu'il ne voulait pas céder ni un pouce de terrain, ni un moellon des maisons de sa ville ! ». Ou, comme dirait Gandalf le Gris « You shall not pass! ». [par Maclievre]
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    Bon Marché
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    Un cadran solaire ou « chasse-midy » est probablement responsable du nom de la rue depuis 1628. Puis c'est devenu le nom d'un insecte, d'une maison d'édition, d'une ancienne prison parisienne… « Cherche-midi », c'est surtout l'histoire d'un mec qui débarque souvent à l'improviste, sur les coups de midi, afin (a faim ?) de se faire inviter à déjeuner. On le connait aussi sous le nom de pique-assiette, ou parasite. À ne pas confondre avec Pique-Atchou, le BFF de Sacha dans Pokémon. [par Maclievre]
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    Bondy
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    « Bonisiaca » est mentionné dès le VIIe siècle dans le testament d'Hermentrude, lorsque cette noble dame à l'étrange prénom céda à l'église quelques terres situées en plein cœur de la forêt de Bondy (qui était alors plus un repaire de bandits qu'un coin à champis). En 1814, les soldats français y furent assaillis par l'armée prussienne, et déguerpirent pour se replier sur Paris. Mauvaise stratégie, qui marqua le début de la bataille de Paris !
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    Boulogne Ville
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    Initialement appelée Boulogne la Petite, en opposition au grand pèlerinage de Boulogne-sur-Mer, la paroisse Mesnuls-Lès-St-Cloud fut créée en 1330. Son territoire, agrandi jusqu'à la Seine, a adopté le nom de Boulogne-sur-Seine, puis de Boulogne-Billancourt en 1926. Sous Louis XIV, les 30 blanchisseries se chargeant du linge des Parisiens représentaient la principale ressource économique de la ville. Nous pouvons les remercier d'avoir lavé notre linge sale (en famille ou pas) ! » [par Liloo]
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    Bourg-la-Reine
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    Les esprits lubriques seront déçus. Bourg-la-Reine n’a rien à voir avec les aventures extra-conjugales d’une tête couronnée, même s’il fait bien allusion à une reine inconnue. Validé au début du XIIe siècle, ce nom vient d’une déformation de son appellation initiale, datant du Moyen-âge : Bourg-la-Rivière. Comme les abréviations SMS, les manuscrits comportaient eux aussi quelques transformations. C’est ainsi que Bourg-la-Rivière est devenu Bourg-la-Rière puis Bourg-la-Reine. God save the Queen. [par Nathib]
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    Brassens
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    Les vignes de Périchot puis les anciens abattoirs de Vaugirard squattaient ici avant que Brassens, qui habitait à quelques dizaines de mètres, n'ait la bonne idée de devenir pas mal célèbre, évitant au parc actuel un probable nom ridicule. Le poète, qui sortait sa guitare sur les bancs publiques auprès de son arbre, n’avait pas mauvaise réputation avec sa moustache. Gorille ou auvergnat, pour lui c’était les copains d’abord.
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    Butte-aux-Cailles
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    Doit son nom à Pierre Caille qui en fit l'acquisition en 1543. Quartier longtemps sordide en raison des nombreuses activités industrielles utilisant l'eau de la Bièvre, deuxième rivière parisienne (Hein ? Quoi ? Où ça ?) rendue souterraine par des travaux menés par la ville de Paris de 1828 à 1910, qui donnèrent progressivement au quartier l'apparence et le charme qu'on lui connaît actuellement.
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    Buttes Chaumont
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    Inauguré le 1er avril 1867 et anciennement carrières d'extraction, bassin d'épuration, et décharge, (on pourrait effectivement croire à un poisson mais non) le parc des Buttes-Chaumont avec une superficie d'environ 25 hectares est le cinquième plus grand espace vert de Paris. C'est Napoléon 3 - le retour du neveu de la vengeance - qui chargea l'ingénieur Jean-Charles Alphand de cette spectaculaire reconversion.
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    Cachan
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    Le hameau de Cachan est connu dès Louis le Pieux, fils de Charlemagne qui y ouvrit une léproserie, même s’il n’était pas lépreux, le Pieux. Hum. Les rois mérovingiens successifs squattaient l’endroit avec « l’Hôtel du Roi », vendu au Duc de Berry et aujourd’hui disparu. Puis les poètes de la Pléiade s’y baignèrent dans la Bièvre et le vin au 16e siècle, avant que la bourgeoise Cachan ne se sépare de l’industrieuse Arcueil en 1923.
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    Cambronne
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    En hommage au vicomte Pierre Cambronne, carrière militaire exemplaire, fidèle à Napoléon 1er, auteur du fameux « La garde meurt mais ne se rend pas ! Merde ! » (le général Cambronne face aux Anglais à Waterloo). « Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre. » (Victor Hugo)
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    Cardinet
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    Rattachée à Paris en 1860, cette rue porte le nom d'un propriétaire terrien et baptise ainsi la gare qui s'y trouve de Pont-Cardinet, jadis gare des Batignolles, sur le tracé de la petite ceinture. Ancienne friche de la SNCF, le quartier est en train de renaître avec le parc Martin Luther King, la cité judiciaire de Paris, et sa future tour de 160 mètres. Enfin si le projet abouti, les incertitudes de financement de la cité judiciaire attendant une issue… judiciaire.
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    Carrières
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    Le gypse des carrières de Montmartre fut exploité depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à la fin du XIXe siècle et utilisé à grande échelle dans la capitale, d'où le dicton « Il y a plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre ». Des ossements fossilisés furent découverts par Cuvier en 1798 aux abords d'une des anciennes entrées des carrières de Montmartre. Il donna ainsi naissance à la paléontologie. Rien que ça.
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    Chaillot
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    L’origine du nom, datant du 11e siècle, viendrait de « chail », soit une coupe de bois, peut-être celle percée dans la forêt du Rouvray, dont reste le bois de Boulogne. L’ancien village de Chaillot, déjà faubourg et huppé, fut rattaché à Paris en 1659. La colline a vu s’ériger (ou non) divers projets grandioses, du Palais du Roi de Rome de Napoléon à celui du Trocadéro et sa salle de 4800 places, jusqu’au palais actuel perclus de musées datant de 1937. Mais jusqu’à quand ? Le changement, c’est pour quand ?
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    Champ de Mars
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    Il fut longtemps un immense terrain vague de la plaine de Grenelle, où Labienus donna une bonne fessée aux Lutéciens, en -52. On donna logiquement ce nom en hommage au dieu de la Guerre, et il servit de champ de manœuvre lorsque l’École Militaire y fut installée, à partir de 1756. Depuis, il a vu la fête de la Fédération en 1790, Jean Sylvain Bailly, premier maire de Paris, y perdre sa tête en 1793, et les Expositions Universelles de 1867, 1878, 1889 (celle de la tour Eiffel), 1900 et 1937. Rien que ça.
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    Champerret
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    Issu du village qui portait le nom de Monsieur Perret, dont la porte de fortification se situait sur le champ de la propriété de ce monsieur, d'où Champerret. Et sinon vous avez aussi le chant de Perret : « Les jolies colonies de vacances merci maman merci papa. » Bon c'est vrai qu'à tout bout de champ c'est fatigant.
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    Charenton-le-Pont
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    Cette petite commune de moins de 2 km², réunion d’anciennes seigneuries, tient son nom du pont de Charenton, plus vieux que celui d’Avignon puisqu’il date du 7e siècle. Souvent considéré comme la « clef de Paris » (rien que ça !), il fut démoli et reconstruit moult fois. Truffaut y a tourné la célèbre course de Jules et Jim, sur la passerelle de Valmy. Mais pas sur le fameux pont de Charenton, donc. [par TinkyTam]
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    Charolais
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    Les Bourguignons arrivant en masse en gare de Lyon au 19e siècle, le quartier prend le nom de cet ancien comté de Bourgogne, célèbre pour la viande de ses bovidés blanc-crème. En 1884, la rue Geoffroy-Château est renommée rue du Congo. Sir Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes, publie en 1909 « Le Crime du Congo », pamphlet contre les massacres perpétrés entre 1885 et 1908 au Congo belge. Ce quartier méritait bien son Label Rouge. Rouge sang, bien sûr. [par Maclievre]
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    Charonne
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    En 430 Saint Germain y aurait rencontré Geneviève, future sainte patronne de Paris, à l’emplacement de l’actuelle église, rue de Bagnolet. En 1008 Robert le Pieux transmet le territoire de Charonne à l’abbaye de Saint-Magloire, avant qu’il ne devienne une commune au 17e siècle. Ses coteaux, réputés pour leur vin, en font un lieu de villégiature apprécié par Richelieu et Rousseau. Si tous les chemins ne mènent pas à Charonne, la rue Saint-Blaise conserve le charme de la commune rattachée à Paris en 1860.
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    Châtillon
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    C'est au 12e siècle que le nom commun Châtillon fait son apparition, du latin « Castellio », désignant les petits châteaux colorés et champêtre où il fait bon vivre. Lieu-dit de Bagneux appartenant à l'abbaye de Saint-Germain-des-Près jusqu'au début du 17e siècle, la seigneurie accueillera bien des siècles les premières scènes du groupe de rock Indochine. Les frères Sirkis y ont vécus un petit moment… au moins trois nuits par semaine.
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    Chaville
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    Contrairement à ce qu'on pourrait supposer, il ne s'agit pas là d'une ville portant aux nues la gent féline. Au 9ème siècle Inchad, évêque de Paris, fonda un hameau appelé Inchadivilla pour la convalescence des patients de l'Hôtel Dieu. Elle prit son essor lors de la construction de la Grande Route en 1686 (future D10) reliant Paris au château de Versailles. Le linge sale de la cour y était blanchi (lavé, séché et repassé), comme dans de nombreuses communes du Sud et de l'Ouest de la capitale.
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    Chinatown
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    Paris possède plusieurs quartiers asiatiques. Le plus grand est le triangle de Choisy situé dans le 13e arrondissement. Dans ce périmètre, la présence asiatique est particulièrement visible par son quasi-monopole sur les commerces. Le quartier asiatique de Paris ne présente pas une architecture pittoresque contrairement à beaucoup d'autres Chinatown. Mis à part le Mac Donald customisé de la porte de Choisy, le comble.
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    Choisy
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    L'avenue de Choisy tire son nom de la commune vers laquelle elle menait à une époque, Choisy-le-Roi (et choisis le bien !). Et si vous choisissez bien, peut-être respectera-t-il ce que ce grand inventeur qu'était Thomas Edison disait « Never invent something that people don't want » (ne jamais inventer quelque chose dont les gens ne veulent pas).
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    Cité Universitaire
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    La Cité internationale universitaire de Paris ouvre ses portes à la rentrée 1925 à l’instigation du ministre de Instruction Publique de l’époque, André Honnorat, également inventeur de l’heure d’Été. Elle accueille depuis étudiants et chercheurs de 114 nationalités dans 5’600 lits répartis sur 41 résidences, dont certaines réalisés par de grands architectes comme Le Corbusier pour celles du Brésil et de la Suisse. Bâtie dans un esprit pacifiste elle n’empêcha pas la seconde guerre, mais dura plus longtemps.
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    Clamart
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    Le « Clos de Marcus » est mentionné au 7e siècle, par l'abbé Landebert. Territoire habité dès la Préhistoire, il devient un espace agricole où les petits pois sont cultivés, d'où l'expression culinaire « à la clamartoise ». La ville appartient à quatre familles nobles jusqu'au 18e siècle, lorsque Louis XVI rachète le tout ! Au 20e siècle son actualité est trépidante : glissement de terrain et 6 hectares d'immeubles détruits, attentat déjoué contre De Gaulle, mais aussi premier bébé-éprouvette de France.
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    Clichy
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    Clotaire II, père du bon roi Dagobert, installe sa résidence principale et sa cour à Clippacium dès 614. Y seront éduqués les enfants qui deviendront un paquet de saints de l’époque (Saint Éloi, Saint Ouen, Saint Bernard...), ce qui en fait une sorte d’ENA sacrément précoce. Saint Vincent de Paul en deviendra curé en 1612. S’étendant jusqu’au Louvre au 12e siècle, Louis XIV et Napoléon III lui tailleront dans le gras. Bic et L’Oréal y ont leur siège, parce qu’elle le vaut bien.
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    Clignancourt
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    Ce n'est pas que le début des puces de Saint-Ouen. Ce fut surtout un hameau situé sur le lieu de l'actuelle station de métro Jules Joffrin, très convié, d'abord rattaché à l'abbaye de Saint-Denis puis à celle de Montmartre. Il a notamment possédé son propre vin (Hé c'est pas tous les jours qu'on boit du vin de Clignancourt) et sa propre manufacture de porcelaine, concurrençant directement celle de Sèvres s'il vous plaît.
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    Clos Saint-Lazare
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    L'église Saint-Vincent-de-Paul domine le quartier où était situé l’enclos Saint-Lazare, dédié aux lépreux de 1632 à 1793, où vécu et œuvra le saint. Mort en 1660 et canonisé en 1737, il devra attendre 1824 pour que la première pierre de son église soit posée. L’enclos est acheté en 1845 par James de Rothschild, ennemi héréditaire des frères Pereire, qui y construit ce qui est désormais la deuxième gare ferroviaire du monde (et première d’Europe), la Gare du Nord.
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    Colombes
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    Ancienne parcelle du bourg de Saint-Marcel rattaché à Gentilly, Jean de Croulebarbe y possédait au 13e siècle des vignes et des moulins sur ce flanc de la Bièvre, rivière désormais souterraine suivant le tracé de la rue Croulebarbe. Jehan Gobelin, teinturier de Reims, s’y installa en 1443 et devint connu pour ses rouges écarlates. Ses enfants Gobelins encore plus, poussant Henri IV à y ouvrir la Manufacture Royale en 1601 pour répondre à la concurrence des fla-des-fla-des-flamaaands.
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    Courbevoie
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    « Voie courbe, esprit droit », c’est selon ces mots qu’Antonin le Pieux, empereur romain, qualifia cette ville où la voie romaine coudée Paris-Rouen a laissé depuis la place au quartier d’affaires de La Défense. Une ville où le sport est mis à l’honneur puisque c’est à Courbevoie que le crawl fut nagé pour la première fois aux Jeux olympiques, en 1900, et c’est aussi à Courbevoie que naquit Philippe Candeloro en 1972. On ne peut pas être bon en tout. [par Remi]
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    D'Enfer
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    Ce nom est tout ce qui reste du bois d'Enfer qui couvrait ce quartier dans l'ancien temps et qui avait vraiment plus mauvaise réputation que le héros et député Pierre Philippe Denfert-Rochereau à qui il est rendu hommage juste à côté. Denfert et d'Enfer, c'est un peu comme Dupond et Dupont, ça doit prêter à confusion non ?
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    Dauphine
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    Ainsi nommée en l'honneur de Marie-Antoinette, pas encore reine, qui la fit ouvrir à l'extrémité de la Faisanderie du château de la Muette qu'elle habitait. Dans les années 1970, le Centre universitaire de Paris-Dauphine a été créé dans les anciens locaux de l'OTAN. On compte sur les universitaires pour qu'ils gardent toute leur tête, ce qui n'était pas évident pendant la Révolution, ni dans OTAN en emporte le vent.
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    Drancy
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    Terentiacum, soit « domaine possédé par Terentius », deviendra Drancy on sait pas quand. Avant son urbanisation il y avait là des marécages. Le château de la famille Ladoucette sera une infirmerie lors de la Première Guerre mondiale, avant de devenir un parc. L'histoire y a laissé une cicatrice douloureuse : un camp d'internement pendant la Deuxième Guerre mondiale y était installé, aujourd'hui matérialisé par un wagon sis cité de la Muette. Si c’est Drancy j’en veux aussi. [par Julien_ap]
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    Dugny
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    Dugny, du nom de son propriétaire Dunius, est mentionnée dès 832. La ville, fournisseuse de blé et de pain de la capitale, voit sa population changer à la Belle Epoque : ouvriers et militaires s'y installent, Le Bourget étant proche. Détruite à 98% pendant la Seconde Guerre mondiale, elle obtient la Croix de guerre. Se construisent alors des ensembles d'habitations pour reloger habitants, ouvriers des usines voisines, puis populations immigrées. Dugny Dugny moi et Dieu vous le rendra ! - Enrico Macias.
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    École Militaire
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    Fondée par Louis XV suite à la guerre de Succession d'Autriche, cette école ouverte en 1756 était destinée aux gens "nés sans bien" ; le petit Bonaparte, promo 1784, y a notamment usé ses culottes courtes. Formant aujourd'hui des officiers, point d'orgue de la perspective du Champ-de-Mars, elle est bien entourée : Tour Eiffel, Palais de Chaillot, UNESCO… Les cols blancs ont remplacé les cols militaires. [par TinkyTam]
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    Élysée
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    D'abord Hôtel d'Évreux, puis Hôtel Beaujon, ensuite Hôtel de l'Élysée, en raison de son jardin dont les ifs se mêlaient à ceux du jardin de l'avenue des Champs-Élysées, lieu du royaume des morts où séjournaient les âmes vertueuses dans la mythologie grecque. Aujourd'hui l'Hôtel devenu Palais de l'Élysée est la résidence officielle de l'âme vertueuse des présidents français.
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    Épinay
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    Le nom de « Spinogelo », mentionné dès le 7e siècle est dérivé du latin « spina », épine d’un ensemble d'arbres appartenant à la même espèce. On y trouva, au 19e siècle, des vestiges datant de l'âge de fer au sein du lit de la Seine. Au 18e siècle, chez Madame d'Épinay, des parties de Scrabbles légendaires entre Grimm, Diderot et Rousseau ont fait trembler les murs de la ville. On y tourna notamment le film « Le plus beau métier du monde » avec Gérard Depardieu… mais c'est là une épineuse question !
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    Europe
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    Au 18e siècle s’y trouvait les Jardins Tivoli de Simon-Gabriel Boutin, l'ancêtre des parcs d’attraction. Le quartier doit sa création à Jonas-Philip Hagerman et Sylvain Mignon au XIXe siècle qui mirent au point un plan centré sur la place de l'Europe, autour de laquelle ils dessinèrent un réseau de 24 rues portant principalement des noms de grandes villes européennes. Par contre si vous voulez vous rendre à la Maison de l'Europe c'est dans le Marais... (Ben quoi vous aimez bouger non ?)
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    Faubourg du Temple
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    Le Faubourg-du-Temple tient son nom de la Grande Commanderie des Templiers, dont l'activité débordante rythmait autrefois la vie du quartier. La rue fut alors ouverte pour rejoindre le village de Belleville et ses nombreuses guinguettes. Bien plus tard, à la Belle Epoque, les gangs d'Apaches, petits voyous hauts en couleur, rôdaient dans le voisinage... rythmant eux aussi la vie du quartier, par leurs méfaits d'abord, puis par une danse créée dans les années 20. Comme quoi, Paris n'apach'angé tant que ça !
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    Faubourg Montmartre
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    Cette très ancienne voie menant tout droit des Halles à l'abbaye de Montmartre en a gardé le nom, bien que la rue des Martyrs lui en ai volé la destination. L’ancienne ferme fortifiée de la Grange-Batelière sera remplacée dès 1717 par des lotissements s’enchevêtrant autour de l’ancien hôtel d’Augny, devenu mairie. Les antiquaires se pressent à Drouot et la figure dansante, impériale, de Joséphine Baker orne toujours le théâtre des Folies Bergères, salle de music-hall ouverte en 1869 et toujours en activité.
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    Faubourg Saint-Antoine
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    Longtemps il a fourmillé à cet endroit des artisans et des ouvriers, une classe populaire qui ne cessa d’insuffler son énergie ravageuse à de gros mouvements de mécontentement, notamment pendant la Révolution française. On comprend mieux pourquoi ils ont commencé par la Bastille... La rue Titon fut un des premiers lieux d’émeutes en 1789, mais c’est aussi dans son jardin que la première montgolfière prit son envol grâce à Pilâtre de Rozier, le 15 octobre 1783 !
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    Faubourg Saint-Denis
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    Prolongement extérieur aux murs de la voie royale menant à la ville de Saint-Denis, et sa tête à l’envers. Le faubourg est gardé par la porte Saint-Denis, un arc de triomphe inspiré de l'arc de Titus à Rome, érigé en 1672. Vers 1750 ce sont les canassons du roi qui s’échauffaient dans les petites écuries. Aujourd'hui peuplé par une diaspora indienne et pakistanaise, le quartier est également connu pour ses passages et cours typiquement parisiens, dont le Brady chanté par Tété. [par TinkyTam]
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    Faubourg Saint-Germain
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    Le nom vient des réunions de clercs qui s’'y tenaient. Original. L'actuelle rue du Pré-aux-Clercs perpétue le souvenir de la célèbre prairie du même nom, puisque c'est dans celle-ci, entre autres, qu’on se donnait rendez-vous pour un duel. On le voit notamment dans la célèbre pièce de théâtre Cyrano de Bergerac : « Que dites-vous ?... C'est inutile ?... Je le sais ! Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès ! Non ! Non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile. »
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    Faubourg Saint-Honoré
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    C'est au 13e siècle, lors de la création d'une léproserie par la corporation des Monnayeurs, que le faubourg Saint-Honoré émerge. Prenant de l'ampleur avec l'installation des pépinières royales, il accueille également les écuries d'Artois. Longue de plus de 2km, la célèbre rue est aujourd'hui l'une des plus chic de la capitale : ambassades, hôtels particuliers, magasins de luxe, présidence de la République… On y trouve de tout… mais pas de n°13, supprimé à l'époque par l'impératrice Eugénie !
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    Faubourg Saint-Jacques
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    Le faubourg bordé d’hopitaux émergea le long de la route du pélerinage partant de la Tour Saint-Jacques à Châtelet, alors église, et menant à Saint-Jacques de Compostelle. L’Observatoire de Paris est né en 1667 de la volonté d’établir des cartes précises pour la navigation, soit bien avant Google Maps. La Prison de la Santé (qui n'était pas une promenade), accueillit de grands philosophes tels que Guillaume Apollinaire, Jacques Mesrine, Bernard Tapie ou Cheb Mami. Un seul réussit à s'en évader, lequel ?
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    Faubourg Saint-Marcel
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    Le quartier tire son nom du hameau qui s’y trouvait, réputé pour avoir accueilli la sépulture de saint Marcel ancien évêque de Paris, mort en 436. Saint Marcel fut canonisé pour les prodiges qu'il aurait accompli : il aurait en effet vaincu un dragon terrorisant Paris, avant de transformer l’eau de la Seine en vin. Ni Plus Ni Moins. Et dire qu’il faudra attendre 1924 et André Breton pour la parution du premier « Manifeste du surréalisme ».
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    Faubourg Saint-Martin
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    C’est Martin de Tours, ou Martin le Miséricordieux, qui donna son nom à ce faubourg, l’un des quatre quartiers officiels du 10e arrondissement. Parsemé de bâtiments remarquables (l’arc de la porte St-Martin bien sûr, mais aussi le couvent des Récollets ou la mairie), bordé par le canal St-Martin, il fut durement touché pendant la Commune. Affaibli par la désindustrialisation des années 60, il reste un quartier très vivant, évoluant sans cesse. Plus d’une corde à son arc, le Miséricordieux !
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    Flandre
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    L'avenue de Flandre correspond aujourd'hui à l'ancienne voie qui reliait jadis Lutèce à la Flandre française. Plusieurs cités et barres d'immeubles bordent cette voie, qui ne font pas toujours honneur à l'École nationale supérieure d'architecture, installée au n°144 ; et les Orgues de Flandre, immeubles formant l'îlot Riquet, n'ont de lyrique que le nom ! Malgré tout, ne restez pas comme deux ronds de flan et venez arpenter les abords du bassin de la Villette et découvrir le Cent Quatre ! [par TinkyTam]
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    Folie-Regnault
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    Dès 1396, le lieu porte le nom de Folie-Regnault. Ce n’est que plus tard que la maison de santé du même nom y fut installée et tenue par le docteur de La Chapelle. Transformée en prison pendant la Révolution le docteur fut incarcéré dans son propre établissement. L’histoire ne dit pas si c’est l’hôpital qui se moque de la charité.
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    Fontarabie
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    Ancien lieu-dit baptisé de cette façon afin de célébrer le traité de 1660 entre la France et l’Espagne. Le roi de France Louis XIV et l'infante d'Autriche Marie-Thérèse se marient le 9 juin 1660. Cette union scelle la paix qui mit fin à l'interminable guerre qui opposait la dynastie française des Bourbons et la dynastie espagnole des Habsbourg. Et comme dirait Émile Augier : « Le mariage est un duo ou un duel. »
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    Fontenay-aux-Roses
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    Simple hameau de Bagneux pendant des siècles, le territoire ruisselle de nombreuses sources d'eau, d'où l'origine du nom Fontenay. C'est au 13e siècle, avec la construction d'une église, qu'il devient Fontenay-sous-Bagneux. Il faut atteindre le 17e siècle pour que la ville soit renommée Fontenay-aux-Roses, en raison de ses fameux rosiers, fournisseurs officiels du Roi-Soleil. Vendu à Colbert en 1675, il se retrouve dans les mains du duc du Maine en 1701. On dit merci qui ? Merci papa Soleil !
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    Fontenay-sous-Bois
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    « Fontenay » tient son nom des nombreuses fontaines qui y existaient jadis, et « Sous-Bois » de sa proximité avec le bois de Vincennes. Et puis il fallait bien la distinguer des 29 autres Fontenay de France. Cette ville abrite le fort de Nogent, un des seize forts construits autour de Paris de 1840 à 1850. Berceau de la Légion étrangère depuis 1962, il héberge aujourd’hui son « Groupement du recrutement ». Mais avant de vous y rendre entraînez-vous quelques saisons à BattleParis ! [par Squall77]
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    Garches
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    D'origine attribué au territoire de Villeneuve-l’étang dont il s'est séparé depuis 1702, ce petit village paumé au cœur des Haut de Seine est un lieu méconnu (voir inconnu) dans la région. On fait mention de ce village pour la première fois en 1170 sous le nom de « Trou-paumé-les-hirondelles ». Mais méfiez vous, derrière son aspect paisible et sa forme de botte se trouve un territoire prêt à tout pour se défendre et à botter les fesse de ses envahisseurs ! [par Wladouche]
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    Gare de l'Est
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    Cinquième gare de Paris avec 34 millions de voyageurs par an, elle ouvre en 1849 sous le nom « d’Embarcadère de Strasbourg ». Le Monopoly ne comprenant que 4 gares elle loupe sa présence dans le jeu de peu. Elle est tout de même le théâtre du départ du premier Orient-Express en 1883, à destination de Constantinople. Soit un peu plus à l’Est que Strasbourg.
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    Gare de Lyon
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    Troisième gare de Paris avec 90 millions de voyageurs par an, elle ouvre officiellement en 1849 sous le nom « d’Embarcadère de Montereau ». Elle se distingue par son beffroi, tour carrée, portant sur chacune de ses faces un immense cadran d’horloge. Arrêtée suite à la tempête de 1999, elle est remise en marche en 2005. Mais ne vous inquiétez pas, les trains n’ont jamais plus de cinq ans de retard.
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    Gennevilliers
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    Gennevilliers viendrait de Gane, un homme franc, et de villare qui signifie domaine rural. Mais personne n'en est sûr. Ce qui est certain, c'est que la ville reste étroitement liée à la Seine. Malgré les crues importantes de celle-ci qui ont ravagé Gennevilliers en 1740 et 1910, le premier port fluvial français y fut construit. Gustave Caillebotte et la famille Manet vécurent dans la ville. Ils y attirèrent d'autres figures de l'impressionnisme qui y peindront de nombreux tableaux. [par Arlem]
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    Gentilly
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    Saint-Éloi en parle dès le VIe siècle. Le « gentil village » des sorties des étudiants parisiens cité par Rabelais dans Gargantua, s’étendait jusqu’à la manufacture des Gobelins en 1709 avec… 101 habitants. Amputé par Paris en 1860 de Maison Blanche, Glaçière et autres Butte-aux-Cailles, il perd successivement le Kremelin-Bicêtre en 1896, puis Arcueil ET Cachan en 1922. Une vraie boucherie. Comme dit d’ailleurs le boucher de Gentilly « Hic morte vita datur » (c’est la vie et la mort).
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    Gobelins
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    Ancienne parcelle du bourg de Saint-Marcel rattachée à Gentilly, elle appartenait à Jean de Croulebarbe, qui y possédait au XIIIe siècle vignes et moulins, alimentés par la Bièvre, rivière désormais souterraine suivant le tracé de la rue Croulebarbe. Jehan Gobelin, teinturier de Reims, s’y installa en 1443 et devint connu pour ses rouges écarlates. Ses enfants Gobelins encore plus, poussant Henri IV à y ouvrir la Manufacture Royale en 1601 pour répondre à la concurrence des fla-des-fla-des-flamaaands.
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    Goutte d'Or
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    Le nom du quartier viendrait de la couleur du vin blanc que ses vignes produisaient. Plutôt poétique pour un lieu longtemps bercé par la misère et l’alcoolisme. Hey dis-moi c’est combien de carats ce que tu bois ? Attention aucun rapport avec les joailliers-bijoutiers de la place Vendôme !
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    Grands Moulins
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    Les Grands Moulins de Paris sont une ancienne meunerie industrielle créée lors de la Première Guerre Mondiale, aujourd’hui réhabilités en Université. C’est quand même plus facile de ne pas étudier dans la farine.
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    Grenelle
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    Titus Atius Labienus, un des principaux lieutenant de César, a fait du Veni Vidi Vici avec les Lutéciens sur la plaine de Garanella en 52 avant J.C. . Quasiment inhabitée pendant des siècles du fait de la difficulté à la cultiver, depuis qu’on y plante et cultive des immeubles on constate qu’il y a de plus en plus d’habitants. Furtive commune indépendante de Vaugirard en 1830, elle est annexée comme les autres par Haussmann le 1er janvier 1860. Et bonne année !
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    Gros Caillou
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    Des lettres datées de 1773 autorisent la ville de Paris à faire combler le canal qui sépare l’île des Cygnes du lieu-dit du Gros Caillou. On y trouvait au XIXe siècle une manufacture de tabac, située sur le Quai d’Orsay. C'était l'une des plus grandes usines de Paris, employant plus d'un millier d'ouvriers. Au XVIIe siècle, Le Petit Poucet avait effectivement fait un tabac, mais grâce à des petits cailloux.
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    Haussmann
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    Très connu en raison des Galeries, le nom vient en réalité de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, héros de la guerre d’indépendance des États-Unis, personnalité de la Révolution française et acteur politique majeur des débuts de la monarchie de Juillet. Chateaubriand qui avait l'air de le connaître parle de lui comme « une espèce de monomane, à qui l’aveuglement tenait lieu de génie ». Allez savoir !
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    Hôpital Saint-Louis
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    Établissement public de santé, il fut crée par Henri IV pour désengorger l’Hôtel-Dieu lors d’épidémie de peste. Il lui donna le nom de Saint-Louis en souvenir de son aïeul Louis IX mort dit-on de la peste (mais en réalité de dysentrie) devant Tunis en 1270. Grosse ambiance.
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    Île de la Cité
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    Les Parisii se sont installé là il y a 2200 ans. Ben c'était pas mal comme idée, merci les gars. Leur nom viendrait de la déesse égyptienne Isis, dont ils avaient un temple à l'est de l'île, qui deviendra bien plus tard la cathédrale Notre-Dame. À l'ouest le représentant de Rome logeait dans le Palais de la Cité, qui servira de siège du pouvoir de Clovis (VIe siècle), à Charles V, qui déménagea au Louvre (XIIIe). Avant de devenir le Palais de Justice sous Haussmann vers 1860.
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    Île Saint-Denis
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    Quand Bouchard le Barbu, qui possédait l’île au Ve siècle, déménage, Charles V en fait don aux moines de Saint-Denis, lui donnant son nom actuel. Seule commune fluviale de France, les Ilodionysiens et les Ilodionysiennes sont des VIP. Très fiers, leur nombre a été multiplié par 30 en 200 ans, peut-être aussi grâce à la construction de ponts permettant de s’y rendre. Elle fut même un temps le Deauville de la fin du XIXe siècle : l’endroit où croiser les Parisiens de bon goût le week-end. [par Remi]
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    Île Saint-Louis
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    L’île est le résultat d’une des premières grandes opérations d’urbanisme d’envergure à Paris, sous Louis XIII. Réunissant l’île Notre-Dame à l’île aux Vaches où, selon la légende, le roi Louis IX, dit Saint-Louis, avait l’habitude de venir prier. On ne sait pas si ses prières furent exaucées, mais en tout cas le champ de vaches est devenu un champ de touristes. L’île aux vaches à lait ?
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    Issy-les-Moules
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    L'origine d'« Issy » est pour le moins floue : Issiacum, Isiacum ou Isciacum, ou même Isciacus… L'abbé Lebœuf n'a pas su trancher ! Les moules, en revanche, étaient de petits moulins installés sur un hameau rattaché à la commune en 1893. Point stratégique de la guerre contre la Prusse, le village souffrira particulièrement d'affrontements dévastateurs et se relèvera avec les débuts de l'aviation. Issy c'est les moules ! Mais pas seulement.
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    Ivry
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    Les premières traces d'habitations datent de 4000 ans et Ivry viendrait de « Ivriacum » soit « le lieu des ifs » ou « la propriété d'Éburius ». S'étendant autrefois jusqu'au village d'Austerlitz, maintenant Gare d'Austerlitz à Paris, la ville a subit plusieurs annexions successives. Bastion communiste, seul 3 maires s'y sont succédés depuis la seconde Guerre Mondiale.
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    Jardin des Plantes
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    C'est ici sur les terres d'Alez, soit « terres d'à-côté » de la ville médiévale, qu'au 15e siècle l’apothicaire Nicolas Houël donna des cours d’herboristerie. Guy de la Brosse (non mais ce nom…) y créa en 1635 le « Jardin royal des plantes médicinales », aidé de Richelieu. Le naturaliste Buffon, intendant du roi, doublera sa superficie vers 1750 en l'ouvrant à histoire naturelle, avant qu'il soit rebaptisé « Jardin des Plantes de Paris » à la Révolution. Savez-vous planter les rois à la mode de chez nous ?
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    Javel
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    D'abord s'y tenait une usine de fabrication d'obus, ensuite transformée en usine d'automobiles, comme vous ne vous en doutiez pas... S'y trouve aujourd'hui le Parc André Citroën. Voilà, c'est bizarrement un parc et une station de métro qui rendent hommage à ce qui est censé vous éviter la marche à pied et les transports en commun.
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    Jeanne d'Arc
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    Héroïne de l’histoire de France au 15e siècle, cheffe de guerre et comptée parmi les quatre saintes patronnes de la France, elle est dans le monde entier une personnalité mythique qui a inspiré une multitude d’œuvres littéraires, historiques, musicales, dramatiques, films et patati et patata. Pas étonnant qu’une place lui soit consacrée. Aviez-vous remarqué que le nom de toutes les rues avoisinantes font référence à ses compagnons d’armes ?
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    Joinville-le-Pont
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    Détachée en 1790 de l’ancienne paroisse de Saint-Maur, la commune s’appelle d’abord Branche-du-Pont-de-Saint-Maur avant de prendre son nom définitif en 1831. En 1921 s'installent les studios Pathé puis la SFP, transférée à Bry-sur-Marne en 1987. Connue dans toute la France depuis que Bourvil a rendu hommage en 1952 à ses guinguettes du bord de Marne, notamment « Chez Gégène », la ville a toujours droit à son quart d’heure de célébrité radiophonique matinale grâce aux bouchons de l’A4/A86.
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    L'Haÿ-les-Roses
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    « Laiacum » est cité par Charlemagne dès 789, et proviendrait d'un ancien propriétaire romain, Lagius. Commune à part entière depuis 1793, elle se renomme L'Haÿ en 1815. C'est ce bon vieux Raymond Poincarré qui accorde à la commune le nom complet L'Haÿ-les-Roses en 1914, en hommage à la première roseraie mondialement connue fondée par Jules Graveraux en 1892. Ce romantisme inspira sûrement Enrico Macias qui chantaît « Qu’elles sont jolies les filles de mon pays L'Haÿ L'Haÿ L'Haÿ L'Haÿ ! ». [par Maclievre]
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    La Chapelle
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    Le village de La Chapelle rattaché à Paris en 1860 doit son nom à une chapelle édifiée par Sainte-Geneviève, aujourd’hui l’église Saint-Denys de la Chapelle car dédiée à Saint Denis premier évêque de Lutèce. Jeanne d'Arc, blessée, y est amenée lors de l'attaque de Paris, alors occupé par ces diables d'Anglais. Autant vous dire que ça ne date pas d’hier.
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    La Courneuve
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    La chapelle Saint-Lucien qui lui donna son nom jusqu’au 13e siècle fut bâtie au pied d’une fontaine miraculeuse sur les bords du Croult, ruisseau aujourd’hui comblé. Longtemps maraîchère, son activité se tourne vers l’industrie lourde avec l’arrivée du chemin de fer. Blessée par les guerres et les accidents, le président Poincaré lui remet la Croix de Guerre. La « cité des 4000 » construite en 1956 ne fut pas un cadeau, mais la Fête de l’Humanité lui redonne la foi. [par xxxPEPITOxxx]
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    La Courtille
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    La Courtille était un célèbre lieu de plaisir parisien et point de départ de la très fameuse descente de la Courtille, un des trois cortèges centraux du Carnaval de Paris, qui se répéta chaque année le matin du mercredi des Cendres, depuis 1822 jusque vers 1860. En janvier 1860, l’extension de la ville porta un coup fatal aux guinguettes des barrières de Paris et, par voie de conséquence, à la fameuse descente de la Courtille. Les Parisiens ont su remonter la pente, depuis.
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    La Garenne-Colombes
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    La Garenne, soit espace boisé, est citée dès 1240, piégée alors à l'ombre de ses Colombes de voisines. Ses allées bordées de chênes inspirèrent les Garennois du 19e qui la surnommèrent modestement « petit Neuilly ». Ce n'est qu'en 1910 qu'elle acquiert son indépendance et se dote de son blason, sur lequel on peut voir les nombreux chênes, ainsi qu’un cor symbolisant les chasses qui avaient lieu sur le territoire. L’aigle, c'est celui du marquis de l'Aigle, un rapace chassant les fameuses colombes.
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    La Grande Défense
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    Les tours se lèvent à l'Ouest.
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    La Grande Forêt
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    Au fond des bois, le château.
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    La Grande Plaine
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    La révolte gronde au Nord.
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    La Moskova
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    C’est une rivière de Russie qui a donné son nom à la bataille du 7 septembre 1812 menée par Napoléon 1er, appelée aussi bataille de Borodino. Le maréchal Ney qui y participa reçu une balle dans le cou, le titre de Prince de la Moskova et le nom du boulevard. Elle est considérée comme une victoire tactique française... mais aussi comme une victoire stratégique russe. C’est pas très pratique les gars, après la bataille, de se faire la guerre pour savoir qui a gagné.
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    La Muette
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    Ancien rendez-vous de chasse des rois de France, transformé petit à petit en château. L’origine de « Muette » est controversée. Il peut faire référence à la mue des cerfs ou des faucons, ou désigner une meute de chiens. Quoi qu’il en soit, il est lié à la chasse. Et qui va à la chasse perd sa place. Mais vous êtes bien chassés, euh, placés pour le savoir.
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    La Villette
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    Ancien village gallo-romain né sur la route menant aux Flandres, on l’appelait vers 1198 la « Ville Neuve Saint-Ladre », devenue vers 1426, « La Villette-Saint-Ladre-lez-Paris ». Elle est annexée en 1860 et devient le quartier des abattoirs, dont la Grande Halle est le vestige principal. Aujourd'hui il y a sans doute moins de sang et plus de passants.
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    Le Bassin
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    Le bassin de la Villette est mis en eaux le 2 décembre 1808 sous les yeux de Napoléon 1er. Cette gare d’eau unit le canal Saint-Denis, le canal Saint-Martin et le canal de l’Ourcq, ce dernier reliant Paris à Mareuil-sur-Ourcq, sur 130 kilomètres. Appelé au 19e siècle la « Venise parisienne », cet espace de détente et de promenade constitue toujours le plus grand plan d’eau artificiel de Paris. Malheureusement, il ne fait pas office de piscine l’été, ni de patinoire l’hiver.
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    Le Blanc-Mesnil
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    Datant de l'époque gallo-romaine, Le Blanc-Mesnil, ou « Blanche Maison », tient son nom des maisons bâties en pierre calcaire. Entouré de la Morée et de la Molette, le village est peu étendu jusqu'à la Révolution mais il comprend un château, détruit vers 1800. Rattaché à Aulnay jusqu'à fin 19e, il voit sa population multipliée par 50 après la Première Guerre mondiale, mais reste plutôt campagnard jusqu'à l'installation de nombreuses industries, qui auront malheureusement raison de l'amie Molette.
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    Le Bourget
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    Point central de la guerre franco-prussienne de 1870, c’est suite à ces événements que son activité principale se développera : réserve aérienne en 14-18, envols de zeppelins, départs des premiers pionniers de l’aviation dans les années 1920… Ville un peu VIP puisqu’elle abrite l’aéroport éponyme ouvert uniquement aux avions privés, elle accueille également le musée de l’Air et de l’Espace et le Salon international de l’aéronautique et de l’espace. [par TinkyTam]
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    Le Canal
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    Inauguré en 1825 et long de de 4,55 kilomètres, le canal est entièrement situé dans les 10e et 11e arrondissements. Il relie le bassin de la Villette au port de l’Arsenal qui communique avec la Seine. C’est un canal de petit gabarit destiné à l’origine, à l’adduction d’eau potable dans la capitale. Ce qui est un sacré plus ! Mais on décida tout de même de le baptiser « Canal Saint-Martin », du nom de la porte de Paris toute proche.
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    Le Kremlin-Bicêtre
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    Vers 1250 le roi Saint Louis (le IXe) y établit un monastère de Chartreux. Les terres sont rachetées par l'évêque de Winchester qui y fait construire un château en 1286. Francisé en Vincestre, puis Bicêtre, il devient un hôpital d'aliénés sous Louis le XIIIe en 1632. Le Kremlin était lui un cabaret fondé juste en face par les vétérans des guerres de Russie sous Napoléon. Le tout forme une commune en 1896, date de leur sécession de Gentilly auquel elles appartenaient. Trop gentil.
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    Le Marais
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    Le quartier tiens son nom du marais formé par la proximité d'un ancien bras de la Seine, suivant le tracé des Grands Boulevards. Il faut attendre le 14e siècle pour qu'Etienne Barbette ose le premier y installer son hôtel, et s'il a disparu bien d'autres l'on suivi : Soubise, Rohan (les Archives Nationales), Carnavalet, le Salé (Picasso)… Délaissé par la noblesse à la Révolution, il est occupé par des artisans, puis des ashkénazes, des gays (gens joyeux), et à nouveau des bourgeois, déguisés en gens joyeux.
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    Le Perreux
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    Mentionné dès le 13e siècle, son nom vient du latin « petrosa », rappelant la nature pierreuse du sol. Le domaine change de famille jusqu'à la Révolution, où l'accusateur public, Antoine Fouquier de Tinville, fait guillotiner le fils du proprio. C'est ce même Tony qui eut l'idée de propager de fausses rumeurs pour juger Marie-Antoinette. Coupé de Nogent en 1887, les villas chic de la ville sont protégées des pillards par les Zouaves lors de la Crue de 1910. Fallait pas être un Perreux pour leur faire face !
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    Le Plessis-Robinson
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    Du latin « plessiacus », le plessis est une technique de taille de haies datant du 9e siècle, qui permet de clôturer des pâtures afin de les protéger des bêtes. D’abord rattaché à Chatenay, le village change de nom au cours des siècles, tout en conservant la racine Le Plessis. En 1909, il devient Le Plessis-Robinson, hommage au « Grand Robinson », guinguette perchée sur un arbre depuis 1848 et inspiré de l’œuvre éponyme de Daniel Defoe. Depuis, Vendredi aussi s'est mis à l'écriture.
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    Le Roule
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    La première mention du village du Roule se trouve dans des chartes du XIIIe siècle. Le 30 janvier 1722 il est érigé en faubourg de Paris. S’y trouvait la Folie Beaujon, où furent inventées en 1817 des « Montagnes Françaises » en pierre, concurrentes des Montagnes Russes. L'église Saint-Philippe-du-Roule fut la seule à ne pas faire sonner ses cloches pour la libération de Paris car à cette époque elle n'en avait pas, maintenant ça roule.
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    Les Entrepôts
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    Longtemps à l’état de friche, une usine à gaz s’y trouvait en 1850. Le chemin de fer de l'est se borda ensuite de gigantesques entrepôts, destinés à alimenter la capitale en… à peu près tout. Chronopost et Point P y ont le leur, mais le plus emblématique est celui de MacDonald, du nom de l'ancien maréchal de Napoléon qui n’avait rien d’un clown. Plus grand bâtiment de Paris de loin, sa transformation le destine à devenir un quartier en lui même, avec sa gare RER Rosa Parks. Histoire de voir la vie en Rose.
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    Les Épinettes
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    Les Épinettes ont longtemps été un hameau. L'origine du nom Épinettes pourrait venir des ronces présentes sur les terres, ou d'un cépage de pinot blanc, l'épinette blanche. Selon cette dernière hypothèse, le quartier abritait des vignes de ce cépage. Quoi qu'il en soit du vin ou des ronces, dans les deux cas ça peut piquer.
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    Les Grandes Roses
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    Les roses se cueillent au Sud.
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    Les Halles
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    Le « Ventre de Paris » raconté par Émile Zola, était le nom donné aux halles centrales dès le 12e siècle, à proximité immédiate de l’ancien cimetière des Innocents. La halle au blé et sa coupole de 1807 ont survécus au « déménagement du siècle », le transfert des Halles vers le marché de Rungis en 1969, mais pas les pavillons de verre et d’acier de Baltard de 1870. Sous la nouvelle canopé se trouvent désormais un centre commercial et la plus grande gare souterraine du monde. Halles you need in Paris.
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    Les Lilas
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    « J’étais fleur, je suis cité ». Elle aurait pu s’appeler Napoléon-le-Bois, ce sera heureusement le lilas des guinguettes qui lui donnera son nom lors de sa création le 24 juillet 1867, en récupérant des bouts de communes alentours. La tour TDF de Romainville de 141 mètres, située sur son territoire, est le centre nodal de la diffusion de l’intégralité des émissions de télévision en France. Oui oui, que ce soit « Attention à la Marche » ou « Le Dessous des Cartes », tout part de là.
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    Levallois-Perret
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    Ancien domaine de Clichy séparé par le chemin de fer, le marchand de vin Nicolas Eugène Levallois et le promoteur immobilier Jean-Jacques Perret y font sortir de terre un véritable village en 1822, prenant son indépendance officielle le 27 septembre 1845. Désormais ville la plus dense de France et 13e d’Europe, elle est aussi la plus endettée par habitant derrière Paris et Marseille, bien plus peuplées. On lui doit quand même la Tour Eiffel, la Statue de la Liberté et la 2CV, tsé.
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    Louvre
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    Le palais du Louvre est un ancien palais royal abritant aujourd'hui le plus visité et l'un des plus riches musées d'art du monde : le Musée du Louvre. Sa construction est indissociable de l'histoire de la ville de Paris et s'étend sur plus de 800 ans. La première forteresse du Louvre a été bâtie sur un lieu dit appelée Lupara, terme désignant une louverie. C'est au Louvre que fut inventé quelque chose de nouveau pour l'époque : la mansarde. Un petite pensée à tous ceux qui vivent au 6e étage !
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    Luxembourg
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    Au XIe siècle se trouvait à la place des jardins le château de Vauvert, celui du fameux diable (en fait val vert). Donné aux Chartreux par Saint Louis en 1257, leur pépinière est toujours là. Construit au début du XVIIe suite à la régence de Marie de Médicis, le palais du Luxembourg est le siège du Sénat français, où il fut installé en 1799, le bâtiment actuel datant de 1884. Le Musée du Luxembourg, d'abord installé dans le palais, fut quant à lui le premier musée français ouvert au public, en 1750.
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    Maine
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    L'avenue ne prends pas le nom du 23e état des États-Unis, mais de l’ancien château du Maine situé autrefois sur la bien-nommée rue du Château. Louis-Auguste de Bourbon, Duc de Maine, fils de Louis XIV et de la marquise de Montespan, devint rapidement l'un des favoris du roi ; il participa également à la régence de Louis XV. Au n°44 de l'avenue, la Compagnie Créole s'écrie « Vive le Douanier Rousseau », puisqu'il y vécu de 1893 à 1895... Il y a des perroquets bleus qui boivent du lait de coco ho ho ho !
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    Maisons-Alfort
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    Occupée depuis la préhistoire (ça date), la terre de Maisons Alfort a tout vécu, des guerres de religions jusqu'à la séparation avec Alfortville en 1885, en passant par la seigneurie sous le duché de Saint Cloud. En fait bien avant BattleParis, tout le monde se bagarrait déjà le pont de Charenton. La ville est notamment connue pour son école vétérinaire, fondée par Claude Bourgelat en 1766.
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    Malakoff
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    Territoire rural longtemps appelé « Petit-Vanves », une véritable agglomération finit par s’y développer en 1845 sous l’impulsion d’Alexandre Chauvelot, sous le nom de « Nouvelle Californie ». Mais c’est la reconstitution en plâtre de la Tour de Malakoff (actuelle Russie), du haut de laquelle le général Mac-Mahon prononça son fameux « J’y suis, j’y reste ! » en 1855, qui finit par lui donner son nom. Mais la Californie est si près des îles, qu'en fermant les yeux tu pourrais la voir, du fond de ton lit.
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    Marnes-la-Coquette
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    Le nom « marne » vient de l'argile calcaire présent dans le sol. Issue des défrichements des XIe et XIIe siècles pour répondre à une population en expansion, la ville fut fondée en 1200 par l'évêque Odon de Sully au milieu de la forêt qu’il possédait. Napoléon III l’appela « coquette » en 1859, en hommage à la classe aisée qui occupe toujours les lieux. Pasteur y fit ses recherches contre la rage, avant de s’installer à Vaugirard. Un petit coin de paradis, mais pas à n'importe quel prix… [par V0dky]
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    Ménilmontant
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    Ancien hameau de sa voisine Belleville, le village tiendrait son nom de « Mesnil mau temps », c'est à dire « la maison au mauvais temps », mais « mau temps » s'est transformé au XVIe siècle en « montant » en raison de sa situation en pente. Ceci a valu à ce quartier d'être des décennies durant un des principaux contributeurs à l'alimentation en eau de Paris. Ajoutez-y un passé de vignoble et de guinguettes. Pas étonnant qu'on y lève encore le coude aujourd'hui.
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    Meudon
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    Le Mole-dum soit « colline de sable » des Gallo-romains a longtemps été dominée par un grand château, à la place duquel on peut maintenant admirer un joli observatoire. La ville verte a aussi connu de mauvais moments : Meudon vit se produire l'une des premières catastrophes ferroviaires du monde en 1842. Enfin il faut savoir que le nombre de personnes âgées y est élevé, ce qui entraîne de nombreux vols de carte bleue. « Veuillez Meudonnais vos papiers », disent alors les policiers. [par Falcon]
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    Monceau
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    La Plaine-Monceau tire son nom de l’ancien petit village de Monceau qui, au 9e siècle, était un lieu-dit très répandu tirant son nom soit de “mons Calvus” (mont chauve), soit de “Monticellum” (petit mont), soit de “Muscelli” (terrain couvert de mousse), noms qui formèrent “Mousseaux”, “Monceaux” puis “Monceau”. Le lieu-dit était regroupé autour de l’actuelle rue de Lévis, qui n’a cependant rien à voir avec une marque de pantalon. Bon, en réalité, la vraie attraction du lieu c’est son parc, pas son nom.
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    Mont Sainte-Geneviève
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    Anciennement « mons Lucotitius », c'est sur le sommet de cette colline que Clovis fit édifier une basilique dédiée aux apôtres Pierre et Paul, où Sainte-Geneviève avait coutume de monter prier, en empruntant un chemin devenu « rue de la Montagne-Sainte-Geneviève ». Gravis un mont, il portera ton nom ! Bon faut pas rêver, on parle quand même de la femme qui a envoyé balader Attila.
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    Montempoivre
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    Ancienne voie de l’arrondissement puisqu’elle est déjà présente sur le plan de Roussel datant de 1730, Montempoivre tient son nom d’un lieu-dit qu’elle a ensuite donné à la porte éponyme. “Le sel de l’existence est essentiellement dans le poivre qu’on y met”, disait Alphonse Allais. En parlant de sel et de poivre, attention aux mines : une ça va, deux ça pique bien, trois bonjour les dégâts !
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    Montmagny
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    Son nom apparait dès 1291 et proviendrait du latin « mont », montagne, accolé au toponyme gallo-romain « Magniacus », dieu gaulois associé à Mercure. La commune a donné son nom à une espèce de pissenlit, le « Vert de Montmagny amélioré ». Située au pied de la Butte-Pinson, riche en guinguettes, qu’escaladait l’antique chemin conduisant de Meaux à Pontoise, du haut de laquelle on pouvait s’exclamer en observant le village : « Ciel, Montmagny! » [par MrGuinness]
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    Montmartre
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    Montmartre est un ancien village annexé à Paris en 1860. Situé sur la colline de la butte Montmartre, son nom a sans doute pour origine Mons Martis, le mont de Mars, car à l’époque gallo-romaine, un temple dédié à Mars, se trouvait sur la butte. Ou Mons Martyrum, le mont des martyrs, car Saint-Denis premier évêque de Paris aurait été décapité ici. Bon alors souffrir le Mars ou un martyr et ça repart ?
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    Montmorency
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    Le quartier porte le nom d'une des plus prestigieuse famille de la noblesse française, dont l’ancêtre serait le premier compagnon de Clovis à avoir été baptisé. D'origine latine, il signifie le « Mont de Maurentius », probablement l'agriculteur Morency. Le « Château invisible » de Mme de Boufflers, construit en 1773, laissera sa place en 1850 aux villas crées par les frères Pereire, « ghetto de riche » où l'on retrouve Céline Dion, Sarkozy, Afflelou qui est fou et Xavier Niel qui n'a (pas) tout compris !
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    Montreuil
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    Le « Monasteriolum », soit « petit monastère », apparaît dès le 8e siècle. La vaste commune englobe au Moyen-âge les territoires de Bagnolet et Vincennes. Ses sources alimentent en eau le château de Vincennes dès 1260, ce qui vaut à ses habitants d'être exemptés d’impôts par Jean Le Bon en 1360. Un bon exil fiscal… à la française ! Déjà connu pour ses poires, le village devint célèbre au 17e siècle pour les pèches de Girardot, un ancien mousquetaire. Les choses ont bien changé.
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    Montrouge
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    La ville est présente dans les registres du 12e siècle sous le nom « Rubeo Monte », qui sans surprise signifie Mont Rouge, une histoire de couleur du sol semble-t-il. Construites sur d’anciennes carrières de calcaire, Rubeo Monte s'étendait jadis jusqu'à Montparnasse. Après de multiples événements historiques la ville a perdu les 2/3 de sa superficie pour devenir la 5e commune la plus dense de France. Ancienne réserve à gibier pour le roi, les Jardins ont donc une solide expérience. [par Solac]
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    Montsouris
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    Construit sur un ancien cimetière, le long de l’acqueduc romain d’Arcueil fournissant en eau les thèrmes de Cluny (la Sorbonne) depuis Rungis. Sous le Second Empire, Haussmann veut réaliser de grands espaces verts aux quatre points cardinaux de Paris et confie la réalisation de celui du Sud à Alphand, ainsi que ceux de Boulogne à l’Ouest, les Buttes Chaumont au Nord et Vincennes à l’Est. Ce qui est fait en 1869. Il reste assez peu connu des parisiens, telle une petite souris dans un grand appartement...
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    Nanterre
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    Au IIIe siècle avant J.-C. Van Damme, Nanterre s'appelait « Lutèce, Capitale de la Gaule », cela bien avant que les Gaulois d'Ile de la Cité ne s'approprient son nom. Devenue cité de contestataires, elle sera le berceau de Mai 68. Ici, on Nanterre pas ses rêves, c'est pas comme Neuilly-sa-mère, on fait sa maternelle à Voltaire, son élémentaire à Robespierre et on vit à Pablo Picasso, au milieu des Clio. [par Wladouche et Balou1664]
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    Nation
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    Sur cet ancien espace herbeux avait été installé un trône le 26 juillet 1660 pour l’entrée solennelle dans Paris de Louis XIV et de Marie Thérèse d’Autriche après leur mariage. Après le 10 août 1792, la place fut rebaptisée place du Trône-Renversé. Ce n’était encore qu’un terrain vague, mais on y avait installé la guillotine. La place pris le nom actuel de place de la Nation à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet 1880. Happy nation living in happy nation!
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    Necker
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    Suzanne Curchod, devenue madame Necker, épouse de Jacques Necker le célèbre ministre genevois, est connue pour avoir fondé à Paris en 1778, un hôpital qui porte aujourd’hui son nom : Hôpital Necker-Enfants malades. Ils sont aussi les parents de Madame de Staël. Oui il y a des gens comme ça qui font tout bien.
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    Neuilly-Plaisance
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    Neuilly-Plaisance est une ville qui a la patate. Anciennement située sur le parc du château d'Avron, on y cultive dans des terres plaisantes car en retrait des marécages de la Marne. Séparée de Neuilly-sur-Marne en 1892, les deux doivent leur préfixe à un caractère nouveau, car créées à partir d'un défrichement. C'est cette même commune qui a abrité la première communauté Emmaüs, créée par l'abbé Pierre, dans le but de défricher les marais sombres de la pauvreté.
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    Neuilly-sur-Seine
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    Neuilly-sur-Seine, ce n'est pas seulement le Bois de Boulogne, où quelques Brésiliens réchauffés pratiquent la bagatelle tarifée. C'est aussi la maternelle où le petit Nicolas acquit son statut de super-héros en sauvant de frêles bambins à peine plus petits que lui. C'est également là que vous pouvez croiser, chevauchant habilement sa bicyclette, le facteur le plus célèbre de France. Mais surtout, c'est là où Parmentier planta les premières patates françaises. Hmm, c'est bon, les patates. [par Rodolphe]
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    Nogent
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    Le nom provient du gaulois « novio » pour neuf, et « net » pour le lieu… comme Villeneuve, mais avec une origine celtique, donc. La ville, fief de Clovis Ier à la fin du 7e siècle, est aussi connue comme étant la « Little Italy de Paris », en raison de l'importance de sa communauté italienne. Le viaduc de Nogent, bâti en 1856, a été partiellement détruit par les troupes allemandes en 1944. Un travail de Boches dont les Ritals leur en voudront, comme le décrit si bien François Cavanna dans son roman éponyme.
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    Noisy-le-Sec
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    Tient son nom du latin « nucetum » ou localité des noyers, ainsi que de la sécheresse de son sol. Son histoire n’a pourtant rien d’aride, la commune ayant vécu un bombardement de la Royal Air Force, préalablement relayée par la BBC via le message « les haricots verts sont secs ». Outre Eddy Mitchell qui s’inspira du cinéma Le Trianon pour « La Dernière Séance », Sanseverino, MC Solaar et le Saïan Supa Crew y firent leur début. Ça groove sec à Noisy. [par Fyp]
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    Opéra
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    Dès le lendemain de l’attentat du 14 janvier 1858, rue Le Peletier où se situait la salle d’opéra du moment, Napoléon III décide la construction d’un nouveau lieu. Un grand concours est organisé et remporté par le jeune Charles Garnier. Érigé entre 1861 et 1875 le monument en impose par son architecture éclectique et son style historiciste. Devise de l’architecte : « J’aspire à beaucoup, j’attends peu. » On n'en attendait pas moins.
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    Palais-Royal
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    « Paris est la capitale de la France, le Palais-Royal est la capitale de Paris. » écrit Lamothe-Langon. Construit par Richelieu en 1628, il deviendra vite un haut lieu de l’histoire de France et de la vie parisienne. Il abrite aujourd’hui le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel, le ministère de la Culture et la Comédie-Française. Mais pas de cinéma contrairement à ce que pourrait vous faire croire le film de Valérie Lemercier.
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    Pantin Ville
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    La paroisse de Penthinum fut créée au IV siècle suite à la visite du futur saint Germain, alors évèque d’Auxerre, sur le chemin romain menant de Paris à… Trèves (en Allemagne), devenu la N3. Réputée agréable, elle accueille de nombreuses personnalités comme Beaumarchais ou la danseuse Guimard, avant d’être férocement défendue par le général Compans et finalement ravagée par les prussiens en 1814. Début 20e, craque une allumette juchée sur une Motobécane, tout était fait à Pantin.
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    Parc des Expositions
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    Le parc des expositions de la porte de Versailles est le plus grand parc d'expositions français et le 4e européen. Les premières constructions pour des expositions datent de 1923 afin d'accueillir la Foire de Paris, qui se tenait jusque-là sur le Champ de Mars. S'y tient le célèbre Salon International de l'Agriculture surnommé parfois « la plus grande ferme de France » où une fois il a été omis de la fermer justement, transformant l'endroit en théâtre du retentissant « Casse-toi pauv con ».
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    Parnasse
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    En référence au mont Parnasse, une montagne du centre de la Grèce qui selon la mythologie grecque abritait les muses, les étudiants du quartier latin de Paris auraient nommé avec humour « mont Parnasse » un amas de gravats qui formait, avant 1725, une colline artificielle sur l'actuel carrefour que forment les boulevards Montparnasse et Raspail. Le nom fut repris lors de la création de la rue du Montparnasse en 1773. Inspiration quand tu nous tiens.
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    Parvis de la Défense
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    Situé sur la butte de Chantecoq, à cheval sur 3 communes, le quartier tient son nom de la statue « La Défense de Paris » érigée en l’honneur des soldats ayant repoussé les prussiens en 1870, et toujours debout sur le parvis. Le quartier d’affaires, sorti de terre dans les années 60, est le plus important d’Europe. La Grande Arche, achevée en 1989, conclue l’axe historique partant du Louvre, longeant les Champs-Élysées puis l’Arc de Triomphe. Mais n’oubliez pas, la meilleure défense c’est l’attaque.
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    Passy
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    Le nom de Passy, alors appelé Passicium, « terre de Passius », apparaît pour la première fois dans une charte de 1250. Érigé en seigneurie en 1416, Passy fait sécession d?Auteuil dont il était un lieu-dit en 1672. Ses eaux thermales, très réputées au 18e siècle, assurèrent la prospérité du village avant son rattachement à Paris en 1860. Par contre « Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile, être une femme libérée tu sais c?est passy facile », ce n?est pas Napoléon III, c?est Cookie Dingler en 1984.
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    Pasteur
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    L’institut est fondé en 1887 par Louis Pasteur, scientifique, chimiste et physicien, pionnier de la microbiologie. À ce moment là, il a déjà découvert le principe de la stérilisation, connu sous le nom de pasteurisation et qui régit aujourd’hui la pratique universelle de l’antisepsie. Il est notamment connu pour avoir mis au point un vaccin efficace contre la rage. En tous cas on peut dire qu’il porte bien son nom !
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    Père Lachaise
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    Autrefois appellé « Mont-Louis », avant que François d’Aix de La Chaise, confesseur de Louis XIV, vécut dans le château de la Folie-Régnault installé sur cette colline, et lui donna son nom en y expirant. Plus tard, le préfet de Paris décréta la transformation des 17 hectares en cimetière de l’est. Sa conception fut confiée à l’architecte néo-classique Alexandre Théodore Brongniart, le même que la Bourse, et officiellement ouvert en 1804. Dans cette ville, on fait du tourisme avec tout ce qui bouge… ou pas.
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    Pereire
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    Le quartier doit son nom aux frères Pereire, Émile (1800-1875) et Isaac (1806-1880), banquiers, qui furent les principaux promoteurs immobiliers du quartier lors des grands travaux du préfet Haussmann, et les ennemis héréditaires de James de Rothschild. Dotés d’une rage d’entreprendre, ils fondèrent également la compagnie des chemins de fer de Paris à Saint-Germain (en Laye), le Crédit Mobilier, la Ville d’hiver d’Arcachon… Attention à ne pas confondre avec les frères Perret !
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    Petit Montrouge
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    Quartier pittoresque du 14e arrondissement, amputé à la commune de Montrouge en 1860 lors de la création du grand Paris. On y retrouve la villa d'Alésia, rue où, au siècle dernier, les peintres Matisse et Leroux, mais aussi le sculpteur animalier Sandoz, eurent leur atelier. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est par la Porte d'Orléans que les premières unités alliées, dirigées par le Général Leclerc, entrèrent dans la capitale, contribuant ainsi à la Libération de Paris. C'est qui le patron !?
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    Petite-Pologne
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    La Petite-Pologne était un ancien quartier de Paris, faubourg populaire avant la construction de la gare Saint-Lazare. À l'époque de Louis XV, alors que le quartier était encore en friche, une barrière d'octroi qui y était située prit le surnom d'un cabaret installé dans les environs, la Petite-Pologne. Les grands travaux haussmaniens ont progressivement fait disparaître ce faubourg et son nom est graduellement tombé dans l'oubli. « J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie, c'est la vie... »
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    Peupliers
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    Tout ce quartier appartenait à Gentilly, qui s’est gentiment fait scalper de cette moitié lors de l'extension de Paris en 1860. La poterne (petite porte) des Peupliers, sous laquelle entrait la Bièvre dans Paris avant sa canalisation, est l’un des derniers vestiges des fortifications de Thiers créées entre 1841 et 1844 autour de la capitale. Une question Monsieur Thiers, ce nom c’est à cause des arbres ou parce que vous ne vouliez pas d’un peuple plié ?
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    Picpus
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    Vers 1575, la rue de Picpus était un chemin traversant le territoire de Pique-Puce. On raconte que l’étymologie provenait d’une épidémie dont les symptômes ressemblaient à des piqûres d’insectes et qui fut soignée miraculeusement par un religieux qui s’installa dans le village. Ce dernier prit alors le nom de Pique-Puce. Le village s’étendait de la porte actuelle de Picpus vers le nord de Charonne. Il faudra attendre 1985 pour jouer à Piqu’puces !
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    Pierrefitte
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    Pierrefitte, attestée dès le 9e siècle, tire son nom du latin « Petra ficta », soit une pierre figée au sol. Un menhir quoi. Difficile à croire mais Pierrefitte était le Wisteria Lane des parisiens en manque de verdure au milieu du 19e siècle, proche de la capitale et desservie par le train. Trait d’union entre Paris et la Plaine de France, cette situation lui a valu d'être bombardée par les Prussiens en 1870, avant de devenir la ville de départ du Paris-Roubaix à ses débuts en 1898. [par Mr_Prince]
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    Pigalle
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    En 1803, le nom du sculpteur Jean-Baptiste Pigalle est donné à une rue de Paris où il avait son atelier, et à la place au bout de cette rue, et de là, à la station de métro, et au quartier mondialement connu, et… Considéré comme un maître par ses contemporains, son œuvre est à la charnière des courants baroques et néo-classiques, ce n’est hélas pas pour cette raison que le quartier a sa réputation.
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    Plaine d'Ivry
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    Peu fertile, la plaine d'Ivry sert essentiellement jusqu'au XVIIe siècle de réserve à lapins ; quelques paysans y cultivent de la luzerne et des haricots. Rattaché à paris en 1860, le quartier est délaissé par Haussmann et ses travaux. À partir du XIXe siècle le quartier perd ses fonctions agricoles pour devenir une terre industrielle. Et d'un point de vue technologique peut-on dire qu'il y a un rapport entre la plaine d'Ivry et le plein d'iPhone ? Comment ? Aucun rapport ?
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    Plaine de Vanves
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    Nom qui proviendrait notamment de la présence de lieux de plaisirs, c’est-à-dire le château du Maine qui s’y dressait au XVIIe siècle et qui possédait un immense parc. L’ensemble fut acheté en 1842 par Monsieur Couesnon dont le fils géomètre se chargea du lotissement. Ainsi naquit entre 1858 et 1860 le quartier de Plaisance. La compagnie générale des omnibus rasa le château pour y installer ses garages. Les affaires avant le plaisir (proverbe québécois).
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    Plaine Saint-Denis
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    L’espace situé entre Paris et Saint-Denis est traversé du nord au sud depuis la Rome antique par l’Estrée, un chemin tortueux qui deviendra l’autoroute A1, et d’est en ouest par la rue du Lendit, dont la foire était au Moyen-Âge l’une des plus importantes d’Europe. Au cœur de la Révolution Industrielle française au 19e siècle avec les lignes de chemin de fer reliant la capitale au nord de l’Europe, elle prend cher la fin de siècle suivante, avant que le Club Dorothée et le stade de France n’arrivent.
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    Plaisance
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    Joseph Marie de Pernety (1766-1856) a donné son nom à la rue et à la station de métro. Il était général et propriétaire des terrains où fut ouverte la rue. Sa grande carrière militaire lui vaut également d’avoir son nom inscrit sur l’arc de Triomphe, côté Sud. Deux hommages, deux ambiances.
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    Point du Jour
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    Ravitaillées par voie d'eau pendant des siècles, les berges de Paris étaient bordées de chemin de remorquage. On y retrouva de nombreuses auberges où les bateliers purent se prendre une mousse au cours d'une halte. Au 17e siècle, l'une d'entre elles donna le nom du lieu-dit du « Point du Jour », formé de divers ensemble de débarcadères et de quais. Devenu bourgade ouvrière d’Auteuil, il intègre le futur 16e en 1860. « Le Point du jour, avec Paris au large ! » comme dit si bien Verlaine. [par Maclievre]
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    Poissonniers
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    Au Moyen Âge les poissonniers, venant livrer aux Halles leur marchandise en provenance de la mer du Nord, empruntaient toujours le même chemin qui se prolongeait, hors les limites de Paris d’avant 1860, dans le faubourg, puis passait entre les communes de Montmartre et de La Chapelle où se situe l’actuelle rue des Poissonniers. Mais attention ! Le poisson voit l’appât et non l’hameçon.
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    Popincourt
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    Dénommée Popincourt dès l’origine, on l’a aussi appelée rue du Bas Pincourt et par abréviation rue Pincourt. Jean de Popincourt, président au parlement sous Charles VI possédait hors la porte Saint-Antoine une maison de plaisance, autour de laquelle se groupèrent plus tard quelques habitations et qui fut l’origine du quartier Popincourt. Maintenant il y a même des bars, dont le Pop In. L’évolution comme dirait Darwin.
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    Pré Saint-Gervais
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    Lieu-dit de Pantin dès 1217, le pré du saint milanais Gervais, dont une relique fut offerte à l'église par l'abbaye de Saint-Denis, obtient son indépendance en 1787. Ce sont ses sources qui, traversant les regards de Belleville, fournissaient en eau pure la Léproserie de Saint-Lazare. 2e plus petite commune d'île de France avec seulement 0,7 km2, Jaurès y fit un discours enflammé sur la Butte du Chapeau Rouge devant 150 000 personnes. Maintenant ce sont Taddeï, Laetitia Casta & Top Chef qui s'y pressent.
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    Puteaux
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    Fondée en 1148 sous le nom de Putiauz, du latin puteoli soit « petites sources », Puteaux devra attendre 1717 pour devenir indépendante. Au 18e siècle les « roses de Puteaux », variété de la rose de Damas cultivée sur ses coteaux, attira de nombreux parfumeurs, faisant la renomée de la ville. Les encres Lorilleux s'y installent en 1824, suivies des automobiles De Dion-Bouton et des peintres cubistes Villon et Kupka. Cette ville aux fières allures tient fermement sa place de ville la plus riche de France !
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    Quatre Chemins
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    Longtemps champ maraîcher, le canal de l’Ourcq coupe les Quatre Chemins du village de Pantin en 1875. Appelé « La Petite Prusse » par ses habitants à forte teneur en alsaciens, elle demande sans succès la sécession. Le cimetière est le plus grand de France avec ses 107 hectares. Les Grands Moulins, eux, construits en 1884 pour approvisionner Paris en farine sont réhabilités en 2001 par... Meunier immobilier pour la BNP. Qui a dit que les banquiers n’avaient pas d’humour ?
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    Quinze-Vingts
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    L’hospice des Quinze-Vingts fut fondé par Saint Louis vers 1260, rue Saint-Honoré, pour les aveugles de Paris. Son nom vient du système vicésimal et correspond à 15 x 20 = 300 lits, soit le nombre exact de lits de l’hospice. Fin 18e il fut transféré rue de Charenton dans la caserne des Mousquetaires Noirs, ce qui porta le nombre de patients à huit cents. C’est aujourd’hui le centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts. Mais comme disait Joseph Joubert : « Ferme les yeux, et tu verras. »
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    Reuilly
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    Du latin Ruilliacum, Reuilly est à l'origine le nom d'une villa gallo-romaine de l'Indre. Au 7e siècle, dans un hameau de la proche banlieue parisienne de l'époque, le roi Dagobert y fit bâtir le Château de Reuilly. Cette garçonnière reste le fief des rois de France jusqu'à la fin du 16e siècle où elle intègre la ville. Situé dans le 8e arrondissement de la ville qui n'en comptait que 12 en 1795, c'est en 1860 qu'il fait partie intégrante du 12e. Depuis, on y déguste les meilleurs Pinot de la capitale !
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    Richelieu
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    Le cardinal et duc de Richelieu était un ecclésiastique et homme d’État, pair de France et principal ministre du roi Louis XIII, souvent désigné par l’expression « premier ministre » bien que le titre ne soit utilisé à l’époque que de façon officieuse. Il fit construire dans le quartier un fabuleux hôtel particulier détruit à la Révolution, ainsi que le Palais-Royal proche, ancien « Palais-Cardinal ». Paul V a dit de lui : « S’il vivra longtemps, il sera un grand fourbe. » Et un grand personnage, donc.
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    Rochechouart
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    Situé au pied de la butte Montmartre, ce boulevard porte le nom de Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, 43e abbesse de Montmartre de 1713 à 1727. La création des abattoirs de Montmartre, délimités par le côté des numéros impairs du boulevard Rochechouart, se fit par décret du 9 février 1810. Démolis en 1867, les abattoirs de Montmartre furent remplacés, en 1876, par le collège-lycée Jacques Decour. Et c'est pas du pipeau.
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    Romainville
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    La ville de Romanus, évêque au 8e siècle, se développe très tôt grâce à l’élevage et la vigne. Le château du 17e siècle fait l’admiration de la Cour, avant d’être abandonné et en partie détruit. Le bois à l’ouest de la ville se détache en 1867 pour former la commune des Lilas. L’industrialisation au 19e va transformer la ville : carrières, usines, cimetières, tout ce dont Paris ne veut pas s'y retrouve ! Le footballeur Basile Boli y fit ses classes dans les années 70, mais Paris n'en voudra pas non plus…
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    Roquette
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    Le domaine de la Roquette tient son nom d'une fleur jaune poussant dans les environs qui donna son joli sobriquet à ce lieu-dit. Mais le nom est surtout connu en raison des deux prisons qui s'y tenaient comme deux soeurs, la Petite et la Grande Roquette, maintenant disparues. Entachée longtemps d'une ambiance sinistre due également au passage des corbillards remontant vers le Père Lachaise, on a désormais tendance à s’y rendre plutôt pour l'happy hour. Soit un bon retournement de situation.
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    Rosny-sous-Bois
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    Nommé Redomatum en 1163, Rooneio au 13e, Rosny en 1344, Rooniaco au 15e, Rônien en 1740... Rosny est un village formé à l'époque mérovingienne, autour d'une activité viticole plutôt prospère. La ville bénéficiait de carrières de gypse, transformées en parc ; au 18e est ajoutée la mention "sous le bois (de Vincennes)". Début 20e, le fort de Rosny construit par Thiers abritait un régiment de Zouaves. Comme le disait Anaxagore, "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" !
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    Rueil-Malmaison
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    En 1244 se trouvait près de la paroisse de Rueil une grange appelée « Mala domus » (mauvaise maison), à cause des visites répétées des Vikings au IXe siècle. L'abbaye de Saint-Denis la vendit en 1622 au conseiller du Parlement Christophe Perrot, qui la transforma en un château chic. Vendue comme bien national suite à la Révolution, elle tomba dans les mains de la Joséphine de Napoléon Ier. Dernier lieu de résidence de l’Empereur en France avant son exil, il a depuis été transformé en musée.
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    Saint-Cloud
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    Ce bourg s'appelait autrefois Nogent. Il tire son nom de Clodoald, fils de Clodomir, roi d'Orléans, qui, ayant échappé à la mort, se retira dans le bois de Nogent, y fonda un ermitage où il mourut. Ce prince fut vénéré sous le nom de saint Cloud, et Nogent en prit ainsi le nom. Ses habitants sont des Clodoaldiens (non pas des Clodo ni des Clodo-aliens). Ce sont de vrais petits soldats combatifs qui, en 1000 ans d'histoire, ont repoussés les Normands, les Prussiens et bien d'autres. [par Wladouche]
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    Saint-Denis Ville
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    Commune française dans le département de la Seine-Saint-Denis, dont elle est sous-préfecture. Le centre historique est notamment marqué par l'incontournable basilique de Saint-Denis, bâtie sur le lieu où le corps sans tête du fameux Saint termine son trajet depuis Montmartre (belle balade). Le transept de l'église abbatiale, d'une ampleur exceptionnelle, accueillit la plupart des tombes royales avant d’être pillée à la Révolution. Ses habitants sont appelés les Dionysiens.
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    Saint-Émilion
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    Appellation d'origine contrôlée des vins de la région de Bordeaux qui donne son nom à la cour Saint-Émilion au cœur du quartier. Le vin en fûts y était déchargé et mis en bouteille. Dès lors toute une logistique s'organise et fait de Bercy le plus grand marché de vins et spiritueux du monde. Il prend tout son essor après 1880 et jusque dans les années 1960. Mais comme dirait la Loi Evin à propos des Vins : « L'abus d'alcool nuit à la santé, à consommer avec modération. »
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    Saint-Fargeau
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    La rue Saint-Fargeau traversant la place et qui donne son nom à la station de métro ouverte en 1921, rend hommage à l'homme politique Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau qui, de député de la noblesse, devint révolutionnaire et possédait un gigantesque domaine à cet emplacement. Fidèle à la Convention, il vota l'exécution de Louis XVI, avant d’être assassiné par le royaliste Pâris. Quand on pense que maintenant c'est limite s'il ne faut pas nous botter les fesses pour aller voter.
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    Saint-Germain-des-Prés
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    Une petite agglomération s'est formée peu à peu autour de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, consacrée vers 558 par l'évêque de Paris, Germain (pas ton cousin), sur l’emplacement d’un ancien temple dédié à Isis à l’extérieur de la ville. Devenu un haut lieu de la vie intellectuelle et culturelle parisienne après la Seconde Guerre mondiale, le quartier a perdu de son aura. Mais comme dirait Boris Vian : « On se rappelle beaucoup mieux les bons moments : alors, à quoi servent les mauvais ? »
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    Saint-Lambert
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    Le quartier doit son nom à l'église Saint-Lambert, ancienne église du village de Vaugirard, qui doit elle-même son nom à Saint Lambert de Maastricht. Elle fut bénie le 28 mai 1853. Son style néo-gothique rappelle celui de nombreuses églises du XIXe siècle. C'est sur le parvis de l'église qu'en 1967, François Truffaut a tourné la scène principale de son film « La Mariée était en noir ». D’après lui l’Amour « C'est très simple. On est amoureux quand on commence à agir contre son intérêt. »
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    Saint-Mandé
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    « Je croîs et je fleuris », telle est la devise de Saint-Mandé, ancien hameau rattaché à Charenton dès le 11e siècle. Amusant, quand on sait que cette ville qui englobait naguère Picpus, Bel-Air et même le bois de Vincennes, est réduite aujourd’hui à … un petit kilomètre carré ! Discrète et calme, Saint-Mandé est pourtant une des villes les plus densément peuplées d'Europe et a vu naître de grands noms de la culture comme Charles Berling, Jean-Paul Goude et autre Eric Serra… [par Gengis Gui]
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    Saint-Martin
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    Dès le VIe siècle ça vénérait sec dans la basilique funéraire mérovingienne, devenu le Prieuré Saint-Martin-des-Champs au XIIe (d'où la porte/boulevard/rue Saint-Martin). Depuis 1794, ce sont les étudiants du Conservatoire national des arts & métiers qui s'y frottent la tête. The times they are a-changing comme disait l'autre.
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    Saint-Maur
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    La rue correspond à un ancien chemin qui conduisait de l'abbaye aujourd'hui disparue de Saint-Maur-des-Fossés à l'abbaye de Saint-Denis. De nombreux ateliers de manufacture, d'ateliers et d'usines s'y installèrent dans la première moitié du 20e siècle, comme en témoignent les noms des bars de la rue Oberkampf : le Café Charbon, la Mercerie, le Petit Garage... Saint chrétien du VIe siècle, saint Maur est considéré comme le premier oblat. « Obladi oblada life goes on bra ! »
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    Saint-Maurice
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    Certains l'appellent le space cowboy. D'autres l'appellent le gangster of love. Mais le clergé l'appelait Maurice, ou plutôt Saint Maurice, et il a donné son nom à ce chouette village de Val de Marne où l’électricité a été installée en 1986. Aujourd'hui, la fierté de St Maurice est sa boulangerie, en face de l'église régulièrement brûlée pendant son histoire, un coup par les protestants, un coup par les catholiques, mais il fallait bien s'occuper, ils n'avaient pas la télé à l'époque.
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    Saint-Michel
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    Pendant les travaux effectués par Haussmann, on tient à se souvenir de la chapelle Saint-Michel en la Cité disparue. L'archange saint Michel est dans la Bible le prince de tous les bons anges, le chef des forces du ciel, des armées célestes, le Champion du Bien contre son frère déchu et ennemi Lucifer, le Mal. Alors ? Faut-il faire mieux quand on peut faire mal ? Parce que le mieux n'est-il pas aussi l'ennemi du bien ? Quel genre de champion remporte réellement la victoire ?
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    Saint-Ouen
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    Ce bon vieux saint Ouen, évêque de Rouen, lâcha son dernier pêt en 684 chez Dagobert à Clichy-la-Garenne, laissant son nom à la future commune et ses reliques à Canterbury, vu qu’il était pas mal famous là-bas. L’endroit reste un village jusqu’en 1860, où il récupère une partie des communes de Montmartre et de la Chapelle, ainsi qu’une liaison ferroviaire, passant de 3’000 à 30’000 habitants 30 ans plus tard. Ses puces sont parmi les plus importantes au Monde.
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    Saint-Paul
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    L’église rend hommage à saint Paul l’Ermite, inhumé dans le désert égyptien par saint Antoine. Elle fût édifiée vers 632 en face, sur l’Ile de la Cité par Dagobert 1er (celui qui avait sa culotte dans le mauvais sens) et saint Éloi, l’emplacement actuel servant de cimetière à l’église d’où l’on se rendait par barque. L’église actuelle datant de 1627 fût bâtie par Louis XIII, et la première messe célébrée par le cardinal Richelieu. Un mur de l’ancienne église subsiste. Un vrai. C'était avant facebook.
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    Saint-Victor
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    Saint-Victor est une ancienne abbaye fondée par Guillaume de Champeaux vers 1108 dans un ermitage abandonné, près d'une chapelle dédiée à saint Victor, à l’endroit où la Bièvre se jetait dans la Seine. En quelques dizaines d'années, Saint-Victor était devenue l'un des centres les plus importants de la vie intellectuelle médiévale. Maintenant démolis, les bâtiments se situaient sur le site de l'université Jussieu, en face des arènes de Lutèce, longtemps disparues et retrouvées à la fin du 19e siècle.
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    Sainte-Anne
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    C'est à la sainte patronne de la mère de Louis XIV, Anne d'Autriche, que doit son nom la ferme Sainte-Anne. En 1863, Napoléon III décide la création d'un hôpital psychiatrique à cet emplacement. Il est désigné sous le nom d' « asile clinique » car il est destiné à être un lieu de traitement, de recherches et d'enseignements des maladies mentales. C'est aujourd'hui le centre hospitalier Sainte-Anne. Mais vous savez ce qu'on dit, plus on est de fous plus on rit.
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    Salpêtrière
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    C’est le salpêtre utilisé pour fabriquer de la poudre à canons qui a donné son nom à cet hôpital, construit à l’emplacement d’un arsenal. Accueillant les mendiants et marginaux de Paris, c’est après l’ajout d’une prison pour femmes qu’il devient le plus grand hospice du monde : 10 000 personnes en 1789, rien que ça ! Après la Révolution, la mission de l’hospice change, on essaie de sauver les corps plus que les âmes. Vers la fin du 19e siècle s’y déroulent les Championnats du monde d’hypnose. Aie confiance…
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    Sceaux
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    Sceaux provient du latin « cellae », petites maisons. Auparavant rattaché à Chatenay, le développement du village tient à son emplacement sur le chemin des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Jusqu'à la Révolution, le village vécut au rythme de ses différents seigneurs. A la fin du 17e siècle, l'aménagement du parc fut initié par le jardinier paysagiste Le Nôtre, à la demande de Colbert. Allez contempler le pavillon de l'aurore et son orangerie, cela vaut vraiment le coup d'y faire un sceaux.
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    Sentier
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    Situé sur une butte appelée d’abord « mons Superbus » au 13e siècle, puis Mont-Orgueil, Butte-aux-Gravois, et enfin butte de Bonne-Nouvelle, le quartier est traversé du sud-ouest au nord-est par la rue du Mail, longeant l’ancienne enceinte de Charles V. Sentier des premiers théâtres parisiens, de la Presse, devenu le quartier de confection textile multi-ethnique par excellence. De plus en plus tourné vers le numérique, il se transforme en « Silicon Sentier ». Mais jusqu’où celui-ci vous mènera-t-il ?
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    Sèvres
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    Cette ville existe dans les registres depuis l'an 560 et puise son nom actuel dans un ruisseau limitrophe nommé Savara. Elle acquière une reconnaissance mondiale en tant que cité de la céramique en 1756 après des années de transits, aussi bien portuaires que pour rejoindre le château de Versailles par l'enjambement de l’île de «Sève», actuelle île Seguin. Autant d'effervescence a de quoi nous rendre chèvre. [par Wladouche]
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    Stains
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    Setenis apparait au XIIe siècle. Le nom viendrait soit de « stagna », un lieu submergé, soit de « Pays de Sexlius », nom du propriétaire au IVe siècle, et non de Stannis dans Game of Thrones. Commanderie des Templiers au XIIIe siècle, la ville perdit son château durant la guerre de 1870. Endroit particulièrement apprécié par Albert Dupontel, elle possède des studios de cinéma où sont tournés nombre de clips, pubs et films, dont « Un air de famille », « Bernie »… Tremble Hollywood ! [par Mr_Prince]
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    Suresnes
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    « Nul ne sort de Suresnes qui souvent n'y revienne », telle est la devise de cette ville fortifié des hauteurs avec la forteresse du Mont Valérien, jusqu'à la cité Jardin, cité imprenable. En 1914, lorsque la guerre éclate, Suresnes devient l'un des principaux centres de fabrication d'obus. En 2013, lorsque la bataille pour Paris éclatât cette ville fût prise entre plusieurs feu. mais n'oubliez pas, même lorsqu'on sort de Suresnes, on y revient ! [par Wladouche]
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    Temple
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    La maison du Temple ou enclos des Templiers, était le chef-lieu de la province de France de l'ordre du Temple et la plus grande commanderie de France. Il était le siège de la banque de l'ordre du pays. Le Trésor Royal français fut conservé dès 1146 à la tour du Temple. En 1312, l'ordre des Templiers fut dissout et Jacques de Molay, son chef, brûlé vif, maudit avec succès semble-t-il Philippe le Bel et sa descendance sur le bûcher. La fin tragique de l'ordre rappelle tout de même celle des dinosaures.
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    Ternes
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    Au Moyen Âge, l'évêque de Paris possédait une ferme au-delà de ses terres, appelée Villa Externa. De ce dernier a découlé « Estern », puis « Ternes ». L'agglomération fut rattachée à Paris en 1860. Méfiance, contrairement à ce que son nom peut induire, le quartier est plutôt reluisant.
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    Triangle d'Or
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    À Paris, le Triangle d'or est normalement délimité par les avenues Montaigne, George V et les Champs-Élysées. Ici, il y a aussi le Grand-Palais. Parce que faut pas déconner, il n'y a pas que le luxe dans la vie et dans la ville il y a aussi la culture. Et puis le triangle d'or c'est aussi un triangle isocèle dont les côtés sont dans le rapport au nombre d'or, utilisé par de nombreux artistes. « Or. J'adore. »
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    Val-de-Grâce
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    Abbaye fondée par la reine Anne d'Autriche qui, épiée par Richelieu et boudée par Louis XIII parce qu'elle n'enfante pas, aime se retirer au Val-de-Grâce, monastère ayant une dévotion particulière pour la Nativité. Elle donne enfin naissance le 5 septembre 1638 au dauphin Louis-Dieudonné, futur Louis XIV. Le 31 juillet 1793, la Convention réaffecte l'ensemble qui devient un hôpital militaire. Lorsque l'enfant paraît...
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    Vallée de Fécamp
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    Lieu-dit qui dût son nom au fait que les abbés de Fécamp qui demeuraient à Paris rue Hautefeuille, possédaient une maison qu'on pouvait qualifier de « campagne » à l'époque, à cet endroit, au confluent de deux ruisseaux : celui dit de « Montreuil » et celui des « Orgueilleux », situés dans la rue de Charenton actuelle. Aucun rapport avec les noix que vous grignotez à l'apéro, ce sont des noix de pécan. Nuance.
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    Vanves
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    Village connu dès 998, Vanves a pris naissance dans un vallon irrigué par un ruisseau issu des bois de Clamart, qui rejoignait les eaux de la Seine. Le nom de la ville serait d'origine celtique : peut-être « Venna », désignant un barrage pratiqué pour prendre le poisson, qui aurait donné en Français le mot « vanne ». Comme l’école. [par Zyvoxid]
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    Vaucresson
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    Le « Valle Cresis » est fondé par l’abbé Suger en 1145, pour défricher le territoire des brigands. Pour les Vaucressonnais d’alors, il y avait une église et une maison, à l'époque il n’y avait pas beaucoup de maille. C'est ici qu'atterrit le 19 septembre 1783, au son des cressons, la première montgolfière partie du château de Versailles. Aujourd'hui ce petit village, aussi paumé que ses voisines, rayonne la joie de vivre, notamment grâce à sa maison de retraite jeune et dynamique. [par Wladouche]
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    Vaugirard
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    Au XIIIe siècle, 300 habitants s'étaient rapprochés des terres cultivées par les moines. En mémoire de l'abbé Gérard de Moret, prieur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés sous saint Louis, cet endroit jusqu'alors dénommé vallée des étables devint le val Gérard puis Vaugirard. L'ancienne rue principale du village de Vaugirard a donné son nom à la rue la plus longue de Paris, la rue de Vaugirard. Sacré Gérard !
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    Vendôme
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    C'est une des places les plus célèbres de Paris et considérée comme l'une des plus luxueuses du monde. Son architecture est due à Jules Hardouin-Mansart qui conçut en 1699 un plan d'urbanisme strict auquel devaient se conformer les propriétaires des immeubles. En 1873, après la chute de la commune, Gustave Courbet est condamné à faire reconstruire la colonne Vendôme à ses frais... Mais meurt avant d'avoir payé. Voilà ce que c'est de s'attaquer à quelqu'un qui est à l'origine du monde !
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    Victor Hugo
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    Anciennement avenue de Saint-Cloud, elle fut dénommée ainsi pour le soixante-dix-neuvième anniversaire de l'écrivain. Il vécut les dernières années de sa vie dans un hôtel de cette avenue. On lui adressait son courrier libellé : « À Monsieur Victor Hugo, En son avenue, à Paris ». On ne peut pas faire plus classe. La place a elle été baptisée en décembre 1885, dans les mois qui ont suivi la mort de l'homme de lettre. Non vous ne rêvez pas il a aussi demeuré place des Vosges où se trouve son musée.
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    Vieux Belleville
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    Il faut remonter aux temps mérovingiens pour constater l'existence d'habitants sur ces hauteurs. Le nom de Belleville apparaît au XVIe siècle et devient le nom usuel à dater du XVIIIe siècle. Avant son annexion en 1860, sa mairie était située dans l'ancienne guinguette de L'île d'Amour, en face de l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville. Au même moment Haussmann crée la frontière entre le 20e et le 19e arrondissement afin de diviser le vote populaire. Ou comment diviser pour mieux régner.
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    Ville-d'Avray
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    L'origine du nom de Ville-d'Avray demeure assez obscure, la Villa Romaine ou mérovingienne, vaste propriété rurale, se retrouve dans de nombreux noms de lieux en « ville ». Ville-d'Avray est découvert au XIIe siècle. Désireux d'unifier son domaine de Versailles, Louis XV acheta ce fief aux Célestins. Louis XVI procèdera plus tard à des échanges de terres avec Marc-Antoine Thierry qu'il l'érigera en baronnie, avant d’être exécuté par la Révolution. Si vous voulez être le nouveau baron, gare à vos ripatons !
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    Villejuif
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    Habité depuis la Préhistoire, Villejuif n’a, contrairement à ce que le nom indique, jamais été particulièrement occupé par un peuple ayant traversé la mer Rouge à pied. Il viendrait en réalité de la « Villa Gesedis », déformé en « Villegie », puis plus tard en « Villejuif ». Longtemps rural, le village regroupé autour de l’ancienne Rue Royale prendra son essor avec l’extraction du plâtre, du Moyen Âge au XXe siècle. Et ça, c’était pas de la tarte !
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    Villemomble
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    Au début du VIIe le comte de Paris de l’époque, Mummolus, construisit ici son domaine, la « Villa Mummole ». Essentiellement agricole, la seigneurie de Villemomble est un village dépendant de l'abbaye de Livry jusqu'à la Révolution, changeant régulièrement de famille. Au 11e siècle, elle a appartenu à Guillaume IV de Beaumont, dit « Pied de Rat », comte de Caserte. Guigui aurait pu faire carrière à l'opéra de Paris ! [par Maclievre]
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    Villeneuve-la-Garenne
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    Le terme latin « apud villam novam », datant du 12e siècle, signifie « dans le nouveau village ». La « maison de Villeneuve » est également une des plus importantes familles nobles de Provence, d'origine catalane. Ce hameau de pêcheurs, appartenant à la ville de Gennevilliers, gagne son indépendance en 1929. La région s’industrialise dès la fin du 19e siècle avec les usines de Bosch ou encore d'Ariès. Manet était fier d'y vivre, car la ville lui inspira son style nouveau, l'impressionnisme.
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    Villetaneuse
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    Attestée dès 1120, cette ancienne ville de tanneurs, d’où son nom, est décrite en 1709 par l'abbé Lebeuf comme « un village à deux lieues de Paris au couchant d'été de Saint-Denis. Il y a des terres, des vignes, quelques prés et bois. » Aujourd’hui, Villetaneuse est plus béton, béton que fleu-fleurs. La ville a tout de même connu un florilège d'artistes : Sydney Bechet, Hallyday, Dutronc y enregistraient leurs disques, le sculpteur César y avait son atelier et Elie et Dieudonné lui ont consacré un sketch.
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    Vincennes Ville
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    Son nom viendrait de Vilcena, que l’on pourrait traduire par « cité du dîner ». Le château dont la ville émergea est édifié par Louis VII en 1162 était un simple pavillon de chasse, qui fut agrémenté au XIIIe siècle d'un Manoir. Suite à la mort de Saint Louis en 1270 le château devint la résidence principales des souverains entre le XIIIe et XIVe siècle ce qui vaut à Vincennes aujourd'hui le titre de « Ville Royale ». Vous saviez que le Président y réside en cas de crue de la Seine vous ? [par Squall77]
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    Vitry
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    Victoriacum s'est développé dès le Ve siècle autour de l’église Saint-Germain et du hameau du Port-à-l'Anglais. Situé sur la route de Paris à Choisy, le village abritait un domaine royal de chasse avant de se spécialiser dans les pépinières. Surnommée Vitry-aux-Arbres au XIXe siècle, la ville s'est industrialisée grâce à l'arrivée du chemin de fer Paris-Orléans. On raconte que c'est en appelant à la cinquième croisade que Jacques, célèbre prédicateur vitriot, inventa le sermon au vitriol. [par Nefer]